Touches Art déco

Courant artistique international qui touche entre 1920 et 1940 l'architecture, la sculpture, mais également les arts mineurs tels l'ébénisterie, comme en témoignent nombre de meubles de nos grands-mères, l'Art déco tire son nom de l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes qui eut lieu à Paris, en 1925. Les aléas de l'histoire font qu'aujourd'hui Royan ne peut s'enorgueillir d'œuvres marquantes. Souvent déclinés à travers le filtre des principes rationalistes ou de cohérence structurelle, les plus beaux exemples se trouvaient dans le centre-ville. À l'instar de quelques cinémas, de la gare routière ou de l'hôtel Bellevue, ils affirmaient une évidente volonté de modernisation des infrastructures liées au tourisme, et destinées à capter une nouvelle clientèle. L'un des meilleurs représentants royannais de la tendance Art déco reste l'architecte Louis Deleveau, natif de Marseille, auquel on devait, notamment, la construction des premières galeries Botton et l'établissement de bains du Lido, qui fit l'objet de nombreuses réactions, pas toutes élogieuses, tant sa modernité avait pu heurter. Indépendamment de ces grandes réalisations toutes disparues en 1945, la mode Art déco s'exprime encore un peu partout à Royan, même après la seconde guerre mondiale, par le biais de détails, qui se révèlent parfois à l'endroit où l'on s'y attend le moins. Quelle que soit leur qualité, il s'agit en général d'éléments fragiles qui méritent mieux que l'indifférence injuste dont ils sont souvent victimes et qui les voue à une lente disparition.