1914 Les Poilus de Royan

Article publié le 8 août 2014 par Christophe Soulard

 
camp de souges

Le camp de Souges, près de Bordeaux. La plupart des régiments royannais y sont passés lors de périodes d'instruction ou de repos. Un soldat a indiqué leur cantonnement respectif. Coll. P. Bouchet

 

Le 57e Régiment d'Infanterie

57e RIDe nombreux jeunes Royannais rejoignent le 57e Régiment d'Infanterie qui stationne à Libourne et Rochefort. Il a pour devise : « Le terrible que rien n'arrête ». C'est un régiment très ancien puisque ses traditions remontent au régiment Jonzac-Sainte-Maure levé en 1667. Il a participé aux batailles de La Favorite (1797), Austerlitz (1805), La Moskova (1812) et Sébastopol (1855). Il est également le seul régiment français à s'être emparé d'un drapeau prussien pendant la guerre de 1870. Le 5 août 1914, après les opérations de mobilisation, quelques 60 officiers, 179 sous-officiers et 3.039 caporaux et soldats s'embarquent dans les wagons pour Neufchâteau (Vosges), via Tours, Orléans, Montargis, Sens, Bar-sur-Aube, Troyes.... Sous les ordres de son chef de corps, le colonel Léon Dapoigny, il repart de Neufchâteau pour la Belgique le 20 août et prend part à ses premiers combats à Lobbes le 23 août. Il y subit ses premières pertes, notamment le soldat Auguste Casenave, 26 ans, né à Royan en  mars 1888.
Après la Lorraine et la Belgique (août 1914), le 57e RI participe à la bataille de la Marne (septembre 1914), il tient les tranchées dans le secteur de Verneuil entre septembre 1914 et avril 1916. En comparaison des premiers mois de guerre, les pertes sont moins élevées : en moyenne un mort et deux blessés par jour. De repos du 16 avril au 2 mai, les soldats du 57e partent à l'assaut de Verdun dès le 5 mai. La mission du régiment est de tenir. Il tient et déplore peu de pertes. Après Verdun, le 57e RI part en Argonne relever le 14e RI, puis en décembre après un passage par le Camp de Mailly, s'installe pour un mois dans la Somme. Au cours de l'année 1915, deux Royannais du 57e RI sont morts au combat les soldats Armand Suraud (28 ans) et Henri Barbeau (26 ans) tous les deux dans l'Aisne.
Le 57e RI participe à l'offensive de 1917. Il perd trois Royannais sur le Chemin des Dames : le caporal Léon Lezeau (27 ans), le soldat Maurice Vignaux (31 ans) et le soldat Pierre Jornet (32 ans). Missionné en Alsace pour relever le 7e Régiment d'infanterie coloniale, le 57e investit la Champagne d'octobre 1917 à février 1918 avant de freiner, avec d'autres unités, l'offensive allemande du printemps 1918. Trois Royannais trouvent une mort glorieuse pendant les combats : le soldat Albert-Pierre Lafon (19 ans), le soldat Roger Rabaud (25 ans) et le soldat-clairon Albert Arrivé (28 ans). De retour en Argonne entre juin et août 1918 et après un repos bien mérité (13 au 20 août), le régiment participe à l'offensive alliée de 1918 perdant l'offensive sur Saint-Quentin, le soldat Valmond Mussotte (38 ans) et Gaston Albert (20 ans). C'est à Noyon où il stationne depuis le 9 novembre qu'il apprend l'armistice. Mais la guerre n'est pas terminée, car la paix n'est signée. Le 57e RI cantonne en Alsace, d'abord à Beaucourt puis à Mulhouse. Le 28 février, il se rend dans la région de Ferrette pour être employé à la surveillance de la frontière suisse. Le 22 juin, il est mis en alerte et tenu prêt à pénétrer en territoire allemand en cas de non signature du traité par les Allemands (le Traité de Versailles sera signé le 28 juin 1919). Il retrouve Rochefort le 14 septembre 1919.
Au cours de la guerre, le 57e RI a perdu 2238 soldats : 75 officiers, 172 sous-officiers et 1991 caporaux et hommes de troupe. 4632 ont été blessés : 107 officiers, 4525 sous-officiers, caporaux et soldats. Enfin 458 sont portés disparus dont 13 officiers. Le total des pertes s'élève à 7328 hommes, soit deux fois plus que l'effectif de la mobilisation de 1914.

 
 

Le 6e Régiment d'Infanterie

En ce mois d'août 1914, le 6e régiment d'infanterie de Saintes (dont le devise est « Toujours là ») est commandé par le Colonel Charles Doé de Maindreville, Le régiment fort de 3.338 hommes, 192 chevaux et 18 mulets quitte Saintes le 6 Août 1914. Ses trois bataillons sont respectivement commandés par les chefs de bataillon Poggi (1er bataillon), Godfrin (2e bataillon), de Lasteyrie du Saillant (3e bataillon). Ce régiment dont les traditions remontent au régiment d'Armagnac créé en 1776 est stationné à la caserne Taillebourg. Il a participé aux batailles de Valmy (1792), Bautzen (1813), Alger (1830), Sébastopol (1855) et Solferino (1859), dont les noms sont inscrits sur les plis de son drapeau. Il connaît son baptême du feu le 23 août 1914 aux batailles de Somzée et de Walcourt (Belgique). Le premier Royannais du régiment qui tombe pour la Patrie le 29 août, est le jeune Léopold Hervé, 23 ans. Le même jour son compagnon d'infortune, Camille Meaux, 24 ans, est aussi tué à l'ennemi. Le 30 août, c'est au tour du colonel Doé de Maindreville de disparaître dans les combats d'Origny-Sainte-Benoite (Aisne). L'offensive de la Marne, avec les combats de Gernicourt et de Craonne, est particulièrement pénible. Les 1er et 3e bataillons ont ordre « de tenir jusqu'au dernier homme ». Les Royannais subissent de lourdes pertes : le sergent Maurice Biernais, Roger Soubeyroux, (26 ans), les soldats Émilien Lis (22 ans), Ferdinand Lavaud (32 ans), Jean Melet (31 ans) et Charles Quinaud (24 ans). La guerre des tranchées fait stationner le régiment pendant quelques mois à Paissy au nord du Chemin des Dames (oct. 1914-juin 1915). Le caporal Henri Bourdoncle y trouve la mort. Puis c'est le retour dans la Marne et les combats de Sillery où le soldat Raymond Augeron (32 ans) est tué à l'ennemi. Le 12 septembre 1915, le 6e RI prend le secteur de Mont-Doyen et du Bois des Buttes près de Pontavert (Aisne). En décembre 1915, le régiment laisse la terre argileuse du Chemin des Dames pour la craie « plus hospitalière » de la Champagne pouilleuse. Il y reste jusqu'en avril 1916. Le caporal Louis Chabot (33 ans) y succombe à ses blessures . Puis c'est Verdun et la fameuse Côte 304 où deux Royannais tombent glorieusement : le soldat Elie-Jules Millié (25 ans) et le caporal Aristide Ratier (26 ans). Relevé le 29 octobre pour partir en instruction à Pretz-en-Argonne, il repart le 28 novembre en première ligne, à Louvement-Côte du Poivre. Le caporal Édouard Boyer est tué à l'ennemi à Douaumont en février 1917. Le 25 juin, le régiment est relevé par le 411e RI. Il consacre tout son mois de juillet à préparer l'offensive de la Meuse qui débute le 20 août. Après de durs combats, il se dirige vers la Lorraine où il stationne presque huit mois (oct.1917- juin 1918). Là encore, les combats sont rudes face à l'ennemi et les pertes sont lourdes. Le 6e RI participe à l'offensive de Thiescourt et perd, dans la seule journée du 20 août, 655 hommes dont 186 tués ou disparus. De retour dans l'Oise en septembre 1918, il revient en Belgique où il a connu le feu quatre ans plus tôt. Après l'Armistice, il connaît différents casernements dont Reims, Luxueuil, Belfort, Mulhouse et Colmar où il apprend la signature du traité de Versailles. Au moins une quinzaine de Royannais seront morts à côté de leurs camarades du 6e RI.

 

Le 206e Régiment d'Infanterie

Justin HillairetLe régiment de réserve du 6e RI, paie, lui aussi un lourd tribut dans cette guerre totale (Ci-contre Justin Hillairet incorporé au 206e après une formation au 49e RI coll. J.J. Hillairet). Il est commandé par le lieutenant-colonel Claude Venot et composé de deux bataillons : le 5e sous les ordres du commandant Gros, le 6e sous les ordres du commandant Pucheux. Son effectif est de 38 officiers et 2.202 gradés et soldats. Une quinzaine de Royannais y tombent au champ d'honneur pendant ses quatre années de conflit. Il embarque pour le front le 10 août, arrive à Nancy le 12. Il essuie les premiers tirs ennemis le 20 août à hauteur de Donjeux, Bellevue, Moulin-Moulinet (Moselle). Le premier enfant du pays à laisser sa vie sur le champ de bataille est le jeune Jean Sens, mort le 19 septembre 1914 à l'hôpital de Dijon des suites de blessures. D'autres suivent : André Méchain, 32 ans, lors des combats de Lanfroicourt ; Nestor Renouleaud (31 ans) des suites de ses blessures en juillet 1915 ; le soldat Gustave Machefer (32 ans)  pendant la bataille de Verdun en août 1916 ; Émile Boulan, des suites de ses blessures en janvier 1917. Les sergents royannais Eugène Blondeau (33 ans), Gustave Favre (32 ans) et Marcel Fouassier (33 ans) tombent au combat dans l'Aisne entre septembre 1917 et juillet 1918. Paul Joyet est l'un des derniers à tomber les armes à la main, le 7 octobre 1918, dans l'ambulance qui le ramenait pour le soigner. Alors que le régiment poursuit les combats en Haute-Alsace, il apprend la signature de l'Armistice. Ce même jour, il est dissous et les vaillants soldats sont ventilés dans d'autres unités avant la démobilisation qui suit la signature du Traité de Versailles.

NB : Il est de tradition au sein de l'armée de terre de rajouter le chiffre 200 aux régiments de réserve. Ainsi le 344e RI est le régiment de réserve du 144e RI ; le 206e celui du 6e RI ; le 218e celui du 18e RI, etc.

 

Le 144e Régiment d'Infanterie

C'est le régiment auquel les Royannais sont le plus attachés à plus d'un titre. Tout d'abord parce que ses traditions remontent en 1572, avec le Sieur Jacques de Meaux du Fouilloux qui, sous les ordres de Charles IX, avait levé son régiment, le 144e dans l'ordre de bataille, pour concourir au siège de La Rochelle. Ensuite, parce que la 9e compagnie, commandée par le Capitaine Didier, stationne à la caserne Champlain à Royan. Ce régiment dont les deux devises sont  « Aquitaniae custodes in armis et toga »(Les protecteurs aquitains en armes et en toge) et « Fais ce que doit, advienne que pourra » a été reformé sous la Révolution, puis il a connu ses premières heures de gloire sous l'Empire (Lützen et Bautzen 1813 - Champaubert et Montmirail 1814) avant d'être dissous en 1814 et revivre en 1873. Le 7 août, il arrive au complet (60 officiers, 150 sous-officiers et 3.164 hommes de troupe) à Vaucouleurs (Meuse). Sous les ordres du colonel Joseph Gauthier, Il participe aux combats de Lobbes (Belgique) le 23 août. Les premiers Royannais tombent au combat : l'adjudant Jean Chauvet (34 ans), le soldat Jules Bonnin (20 ans) et le capitaine Camille Roux (40 ans), tous les trois tués à l'ennemi à Lobbes. Elle perd aussi son chef de corps, le colonel Joseph Gauthier (59 ans). Puis ce sont les combats autour de Craonne et de la Ville-aux-Boisl'adjudant André Monnier (30 ans) et le soldat Camille Faugeron (21 ans) trouvent la mort. À partir du 15 octobre 1914, le 144e RI stationne à Vendresse et Troyon, organise les tranchées et subit de puissants bombardements ennemis, dans lesquels Gaston Avrillaud (23 ans) succombe. Il reste dans le secteur jusqu'en avril 1916. Relevé par le 33e RI, le 144e rejoint Verdun et le secteur de Douaumont où il perd notamment le soldat Auguste Pontailler (34 ans) et en juin 1916 gagne l'Argonne. En instruction au camp de Mailly (octobre-novembre 1916), il part relever le 95e RI dans la Somme et participe en avril 1917 à l'attaque des Plateaux, dans la vallée de l'Aisne, où meurt glorieusement le soldat André Soubeyroux (27 ans). Après les attaques du plateau des Casemates, d'Hurtebise, de Vauclerc et Craonelle où 800 hommes sont hors de combat (mai 1917), le 144e RI séjourne en Alsace (juillet-septembre 1917), en Champagne (combats de Lagny en mars 1918) et retourne dans l'Oise, avant de retourner en Argonne (juillet-août 1918) puis dans l'Oise. C'est à Longueil-Annel que le 11 novembre surprend les fantassins du 144e. Il est ensuite transféré en Alsace (Mulhouse, Saint-Louis) jusqu'à la signature du Traité de Versailles. Après avoir défilé sous l'Arc de Triomphe le 14 juillet 1919, il regagne ses cantonnements. La 9e compagnie, très éprouvée, retrouve la caserne Champlain.

 
144e RI

Les Royannais du 144e RI et leur mascotte aux couleurs de la ville. Coll. P. Bouchet

 

Le 344e Régiment d'Infanterie

Le sort du régiment de réserve du 144e RI dont la devise est « Grogne mais marche », est identique : départ de Bordeaux le 5 août. Arrivée sur le théâtre des opérations quelques jours plus tard. Le 19 août, sous le commandement du lieutenant-colonel Jules Barraud, le régiment traverse la frontière allemande à proximité de Faxe-Fonteny. Sous le feu intense de l'ennemi, le 344e a l'ordre d'enlever le bois de Viviers. Les pertes sont importantes. Grièvement blessé, Jules Barraud est ramené en arrière. Il meurt des suites de ses blessures le 25 avril 1915. Huit officiers dont un chef de bataillon perdent la vie. Les soldats royannais sont eux-aussi rudement éprouvés avec la perte du soldat Jean Dumeau (28 ans), du caporal Lucien Lucas (30 ans) du sergent -major Louis Paillou (27 ans) et du capitaine Frédéric Soudois (49 ans). Deux jours plus tard, le 344e a déjà perdu la moitié de ses hommes : 21 officiers, 54 sous-officiers et 1165 caporaux et soldats. Reparti vers Nancy, il revient en Woëvre en décembre et connaît une fin d'année éprouvante avec 73 tués, 95 blessés et 25 disparus dans les combats du 30 au 31 décembre. Il stationne de nouveau à Nancy début 1915 puis aux avant-postes (Bois-Sainte-Marie) et les soldats connaissent leurs premières permissions en juillet 1915. Pendant la bataille de Verdun, le 344e fortifie  le quartier Chenu-Chatillon puis s'installe pour défendre Verdun. Ses hommes contrent les incessantes attaques ennemies, dont l'une, le 6 septembre 1916 fait 169 tués, 629 blessés et 301 disparus. Au repos en janvier 1917, le régiment assure la garde du quartier de Bathélémont (Meurthe-et-Moselle) puis rejoint le Chemin des Dames. Entre le 21 et le 31 juillet, le régiment perd 68 soldats (tués), 269 blessés et 930 disparus ! En repos à Condé-en-Barrois en janvier 1918, il est envoyé au Mort-Homme (et la célèbre côte 304) de mars à mai avant de passer à Avocourt puis en juillet près de Villers-Cotterêts. Les combats contre les Allemands sont toujours incessants et aussi sanglants : 85 hommes tués et 904 blessés entre la mi-juillet et la mi-août, dont le royannais Alexandre Forgit (27 ans). Participant à l'offensive de Champagne en septembre-octobre 1918, il cantonne en Alsace quand survient le 11 novembre.

 

Le 123e Régiment d'Infanterie

carte soutien Poilus royannaisQuelques Royannais, comme André Lortie ou Amédée Bonhomme rejoignent le 123e Régiment d'Infanterie, un régiment plus « récent » puisqu'il a été créé sous la Révolution. Il a néanmoins connu les batailles de Fleurus (1794), Polotsk et La Bérézina (1812), Lützen (1813). Il part de La Rochelle le 5 août. Commandé par le Colonel Hubert, le 123e RI comporte 54 officiers, 3.286 gradés et soldats ainsi que 160 chevaux. Arrivé sur le front de l'Est le 7 août, il remonte dans le Nord le 18 août en direction de Fourmies et franchit la frontière belge le 21 août. Le soldat André Lortie est le premier Royannais du régiment à être tué pendant la bataille de la Marne. Son frère d'armes, Amédée Bonhomme, 25 ans, succombe aux Bois-de-Beau-Marais (Aisne), quelques jours plus tard. Ceux qui ont réchappé aux premiers combats et à une sévère attaque de choléra s'en vont, en janvier 1915, en Moselle, dans le secteur de Vendresse-Troyon. Le 16 janvier un violent bombardement allemand tue 131 hommes dont quatre officiers et le caporal Georges Juteau, 31 ans. Tenant les tranchées pendant plus d'un an, lé régiment rochelais est relevé en avril 1916 par le 8e et 110e RI. Il quitte Troyon pour rejoindre Verdun où les soldats Albert Larroque et Ernest Roux tombent glorieusement, tous les deux, le 7 mai 1916. En juin, c'est le départ pour l'Argonne et le secteur de Sainte-Ménéhould qu'il tient jusqu'en septembre au prix de nombreuses pertes. Après des manœuvres au camp de Mailly, on retrouve le 123e dans la Somme en décembre 1916.  Le 15 mars 1917, veille de la relève par le 307e RI, le sergent Pierre Dion, 34 ans, est tué à l'ennemi. Après les batailles de l'Aisne, Vauclair, et l'Alsace, le régiment stationne en Champagne en octobre 1917. Il tient le secteur de Vertus (Marne) puis est déplacé à Soissons fin mai. Pendant quatre jours, du 2 au 6 juin, le 123e lutte pied à pied contre l'ennemi, parfois au corps à corps. C'est dans cette bataille que le caporal Jean Lacroix, 21 ans, tombe au champ d'honneur. Après Saint-Quentin, le passage de la Serre et la côte 120 (Aisne) enlevée de haute lutte, il rejoint Dreslincourt (Oise) où il apprend l'armistice. Son action vaut au régiment d'être décoré de la médaille militaire.
Illustration ci-dessus : carte éditée au profit des Poilus royannais. Coll. P. Morel

 

... et les autres

Le 34e RICharles Lys (27 ans), Georges Bonhomme (27 ans), Eugène Puyraveau (29 ans), Alcide Guérin (29 ans), Gustave Simon (28 ans), Alexandre Forgit (27 ans) perdent la vie.

maurice royLe 7e Régiment d'Infanterie coloniale (RIC) qui stationne à Rochefort et enrôle de nombreux royannais voit les soldats André Rabatier (31 ans), Edmond Durand (20 ans), Jean Lemarié (20 ans), Maurice Guillaud (25 ans), Paul Tallone (31 ans), Eutrope Lucazeau (30 ans), le sergent Robert Fouché (22 ans) et les lieutenants Henri Marot (32 ans), Jean Vonau (36 ans) eux aussi tués au combat. Photo ci-contre : Maurice Roy du 7e RIC. Coll. Cl. Roy

 

Son régiment de réserve, le 37e RIC connaît de lourdes pertes parmi lesquelles plusieurs Royannais : les soldats Roger Torchut (25 ans) fils du maire de Royan Charles Torchut, Charles Personne (40 ans), Ambroise Gouinaud (36 ans), Philippe Tonnay (29 ans), Alfred Métivier (23 ans), l'aspirant Edgard Masson (20 ans).

On peut également citer le 418e RI le caporal Ernest Trut, jardinier municipal affecté au Parc et titularisé peu avant la mobilisation trouve la mort le 27 octobre 1918 dans l'Aisne, le 6e bataillon de tirailleurs sénégalais, le 8e régiment de hussards, etc. Si la plupart meurt ou disparaissent sur le champ de bataille, ainsi que dans les hôpitaux, des suites de leurs blessures, rares les combattants royannais à mourir à Royan. A vrai dire, un seul est à ce jour identifié : l'adjudant Daniel Lucas, 36 ans, du 87e RI, où il était en convalescence.

La très grande majorité des Royannais rejoignent l'armée de terre principalement des régiments d'infanterie (chasseurs, infanterie, ...)  et des régiments coloniaux (tirailleurs, zouaves, infanterie coloniale...) qui composent alors près de 80% des effectifs militaires. D'autres cependant sont enrôlés dans des régiments du génie, d'artillerie, des régiments de hussards, du train, de dragons, de cuirassiers. D'autres encore, moins nombreux rejoignent l'aviation (comme le jeune aspirant Félix Gélin) et la marine comme le matelot Jean Jousselin et le second-maître Emmanuel Vallet qui embarquent à bord du Léon Gambetta.

 

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