Garnier Frédéric, maire de Royan

Rochefort 24.02.1836 - Contrexeville 6.08.1905
Issu d'une famille rochefortaise ayant prospéré dans les activités liées à la mer, Frédéric étudia le droit à Paris puis à la mort de son père en 1859, s'installa au logis de Vaux pour s'occuper, en compagnie de sa mère, du vaste domaine environnant le logis.
En 1864, il fut  élu conseiller général du canton de Royan contre le candidat officiel puis conseiller municipal, d'abord à Vaux et ensuite à Royan. Aux élections de 1871, après la chute du second Empire, il devient maire de Royan, et fut réélu à ce poste jusqu'à sa mort. Durant les 34 années de son « règne », il accomplit une œuvre considérable, donnant une impulsion décisive à la petite station balnéaire avec l'arrivée du chemin de fer, le lotissement du Parc, les deux casinos, l'église Notre-Dame et le « petit tram » Decauville, toutes innovations de première importance.
Fidèle à son idéal républicain, il créa les deux groupes scolaires Gambetta et Pelletan et une école de filles aux Tilleuls, ainsi que l'institut collégial, futur Collège Emile Zola.
Il s'attacha aussi au bien-être des Royannais grâce à  l'amélioration de l'équipement urbain et des services publics : voirie, électrification, réseau d'eau potable, abattoirs... De façon moins heureuse, Garnier a aussi présidé à la destruction des rochers de Foncillon couverts de tamaris pour la construction d'un port en eau profonde qui ne s'est jamais réalisé.
Parfois contesté par une partie de l'opinion, comme lors de la création du Casino Municipal, il avait le soutien indéfectible du camp républicain et en particulier du journaliste et publiciste Victor Billaud dans son journal La Gazette des bains de mer de Royan.
Son assise royannaise ouvrit à Frédéric Garnier une carrière politique brillante : il fut élu député en 1889, puis réélu en 1893, 1898 et 1902. L'année suivante, touché par la maladie, il abandonna son mandat de député pour se faire élire sénateur, une fonction moins prenante. Cependant il décèda  le 6 août 1905 à Contrexéville où il était en traitement. Royan lui fit des funérailles grandioses et solennelles et il eut sa statue à Foncillon inaugurée en septembre 1907 et déboulonnée par les Allemands en 1942 pour être envoyée à la fonte. Enfin son nom fut donné au boulevard de Saint-Georges, qu'il avait fait tracer en bordure de la grande Conche. Garnier est le maire qui a le plus marqué l'histoire royannaise, faisant passer la ville de 4.000 habitants et 18.000 baigneurs par saison à son arrivée à la mairie, à 8.800 habitants et 120.000 baigneurs par saison à sa mort.

Source : Bourdelle Jean-Claude - Frédéric Garnier, son histoire, sa famille -  Royan, 2012

 


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