Villa La Belle au Bois

Oasis

***
Architecte(s) : Henry Boulan.
Adresse : 6 avenue de la Clairière Date de construction : vers 1925 Entrepreneur : Henry Boulan Protections :
  • ZPPAUP

D errière les frondaisons qui lui assurent l'ombre et la fraîcheur en été puis une certaine douceur de vivre en hiver, la villa La Belle au Bois ne se contente pas d'un nom de conte de fée pour scintiller. Malgré des proportions plutôt modestes, caractéristiques des productions de l'entre-deux-guerres, elle déploie des qualités architecturales et décoratives dignes des grands modèles, histoire de prouver qu'elle n'a point usurpé son identité. Réduite à un soubassement et à un simple rez-de-chaussée surélevé, elle offre l'image plutôt bon enfant d'un petit cottage qui, assiégé par une épaisse végétation, semble se débattre pour sauver, avant tout, la légitimité de son nom.

La prédominance du bois ainsi que de la brique vernissée de couleur bleue, associée à de hautes toitures couvertes de tuiles mécaniques, ne laisse absolument pas imaginer que l'auteur de cette charmante construction n'est autre qu'Henry Boulan (voir p.368), comme le prouve pourtant sa signature, gravée sur une pierre d'angle. Encore une fois, celui qui fut le chantre de L'Oasis durant l'entre-deux-guerres révèle un savoir-faire sans cesse renouvelé, où la fantaisie que se plaît à réinventer l'architecture balnéaire trouve de nouveaux points d'équilibre. C'est là tout l'intérêt de la villa La Belle au Bois qui tire son charme autant de son architecture que de l'environnement heureusement préservé qui l'entoure.

Ce savoir-faire passe par une mise à l'honneur du métier de charpentier, caractéristique de la production d'Henry Boulan dans les années 1920-1930. Une nouvelle fois, c'est l'art du bois qui offre une véritable identité à la villa. Du coup, le bow-window (voir p.32) et le jeu parfois complexe des débords de toitures prennent le pas sur les autres corps de métier. La pierre et les touches polychromes apportées par l'emploi ici ou là de briques vernissées jouent les seconds rôles. Que dire des colombages* de l'avant-corps latéral ou du crépis tyrolien, des éléments pourtant révélateurs d'une époque, qui sont réduits à l'état de faire-valoir ? Tout l'art d'Henry Boulan a consisté à donner à chacun de ces éléments une raison d'être, à travers une hiérarchie imaginée à partir du nécessaire dialogue qui doit s'établir entre la villa et son environnement immédiat. Dès lors, on comprend beaucoup mieux le rôle primordial assigné au bois et la place prépondérante qu'il occupe dans l'organisation générale des façades. C'est lui qui définit de façon discrète mais efficace tous les points d'équilibre entre les autres matériaux, ce que rappelait d'emblée au visiteur la pittoresque barrière rustique de clôture récemment disparue au profit d'un grillage quelconque, preuve de l'extrême fragilité de certains éléments patrimoniaux pourtant loin d'être aussi anodins qu'on voudrait le laisser croire.

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