Villa La Clairière

Oasis

***
Architecte(s) : Inconnu.
Adresse : 25 avenue de la Grande Plage Date de construction : début du XXe siècle Entrepreneur : Inconnu Protections :
  • ZPPAUP

B ien qu'elle soit propriété de la ville de Royan, la villa La Clairière est toujours à la recherche de son passé. La tradition affirme qu'elle aurait été élevée peu avant la première guerre mondiale pour un riche ressortissant néerlandais nommé Van Dyck. Passée ensuite aux mains de Joseph Rabiet, administrateur de société domicilié à Paris, La Clairière vit alors ses heures de gloire. C'est l'époque de brillantes réceptions et de chauffeurs en livrée au volant de puissantes cylindrées de marque Rachet-Schneider, Turcat-Méry ou Voisin. La seconde guerre mondiale met un frein au train de vie fastueux des Rabiet, qui doivent se défaire de leur villa. Entourée d'un parc sans équivalent dans l'Oasis, elle est adjugée en 1943 à la ville de Royan, qui envisage de la démolir et d'utiliser son terrain pour accueillir l'hôpital public qui lui fait défaut depuis longtemps déjà. Mais la réflexion urbaine qui s'amorce au lendemain des destructions de 1945 enterre ce projet au profit de la création d'un groupe scolaire, sauvant ainsi la villa, puisqu'elle trouve alors une nouvelle vocation en devenant logements de fonction.

Implantée sur une dune de la partie la plus chic et la plus boisée du lotissement de l'Oasis, LLa Clairière se distingue par sa silhouette effilée que l'absence de polychromie rend un peu triste. Cette impression est renforcée par l'appareillage de petites pierres taillées qui caractérise ses élévations et laisse supposer que les plans de l'édifice sont l'œuvre d'un architecte étranger à la ville. Conçue à la manière d'un imposant cottage de trois niveaux habitables, la villa des Van Dyck s'affranchit discrètement de certaines règles clairement établies. Ainsi, elle abandonne le principe du traditionnel soubassement au profit d'une cuisine et de quelques pièces annexes rejetées dans un petit corps de bâtiment bas accolé à la cage d'escalier. Dans le même ordre d'idée, les dépendances, qu'on appelle familièrement le « petit château », reprennent le même parti architectural que la villa, contrairement à ce qui se fait habituellement.

Mais la plus grande originalité de La Clairière reste la pittoresque chambre panoramique établie au sommet du grand escalier, sorte de lanterne magique qu'on ne peut atteindre qu'après avoir courageusement gravi la totalité des marches d'un escalier en bois. Pas aussi imposante que le laisse supposer la grande baie qui l'éclaire, la chambre panoramique de La Clairière permettait à ses propriétaires, privés de toute perspective vers l'océan, de jouir d'un incomparable panorama sur 360 degrés, oscillant entre ville, mer et terres. C'est sans aucun doute cette originalité qui a conduit la municipalité de Royan à envisager, au moment où elle était candidate au label Ville d'Art et d'Histoire, d'aménager en ces lieux une résidence d'artistes.

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