Villa Lumen

Oasis

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Architecte(s) : Inconnu.
Adresse : 55 avenue de l'Oasis Date de construction : vers 1910-1914 Entrepreneur : Société coopérative d'ouvriers du bâtiment Protections :
  • ZPPAUP

S i chacun peut se réjouir des travaux de ravalement qui viennent de donner une seconde jeunesse à la villa Lumen, en 2011-2012, on peut cependant regretter qu'ils aient fait disparaître la précieuse signature peinte au pochoir indiquant qu'elle avait été réalisée par la Société coopérative d'ouvriers du bâtiment de Royan. Car au-delà d'une carte d'identité, c'est un pan de notre histoire économique et sociale qui a été effacé, lors d'un lifting architectural, sous la force de jets d'eau à haute pression.

Fondée au milieu de l'année 1910 par Charles Pichonneau et Joseph Tard, charpentiers, Alcide Hervé, menuisier, Henri Laramy, Édouard Pichonneau, Alphonse Chauveau et Fernand Bonhomme, tailleurs de pierres, cette société coopérative d'entraide rappelait, à l'instar de celles qui avaient vu le jour à La Rochelle ou à Limoges, les difficultés quotidiennes que rencontraient les professions du bâtiment de l'époque, avant que le nombre de mise en chantier ne reparte à la hausse, à la veille de la première guerre mondiale. Depuis trois ans déjà, la presse locale faisait état d'une situation alarmante au point que, le nombre des chantiers baissant sensiblement d'une année sur l'autre, les ouvriers maçons et tailleurs de pierre de la ville avaient choisi de se mettre en grève au mois de juin 1909.

Étant donné ces conditions, il n'est pas étonnant que la villa Lumen révèle des proportions plutôt moyennes ainsi qu'un décor d'une certaine sobriété. Édifice conditionné par un simple plan rectangulaire et dont la façade principale est animée par un avant-corps latéral, Lumen a abandonné le principe des hautes toitures à débords engendrant la création de pignons, au profit d'un simple toit à deux versants couvert de tuiles traditionnelles. Ses élévations sont en moellons à encadrements d'angles où alternent briques et pierres, appareillées de façon conventionnelle. Cette sobriété se retrouve dans le dessin géométrique des garde-corps des balcons et dans celui des baies, qui ne s'autorisent presque aucune fantaisie. Seules quelques petites pointes de diamant en pierre viennent, ici ou là, égayer une composition générale plus sèche que de coutume, mais qui se veut le reflet de la période de récession durant laquelle Lumen fut vraisemblablement élevée.

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