Villas Magalie, Mélusine et Sévigné

Parc n°3

***
Architecte(s) : Joseph ou Michel Ricoux.
Adresse : 1,3 et 5 impasse du Parc Date de construction : fin du XIXe siècle Entrepreneur : Joseph ou Michel Ricoux Protections :
  • ZPPAUP

Situées à l'orée de l'ancien lotissement du Parc, Mélusine, Sévigné et leur sœur jumelle constituent trois improbables témoins de l'architecture balnéaire royannaise qui n'en font qu'un, vus depuis l'avenue du Parc. Les deux cartouches qui portaient autrefois leur nom, mais qu'un malencontreux badigeon a rendu anonymes, ne sauraient détourner la curiosité légitime que provoque une étonnante succession de colonnes cannelées et baguées, couronnées par des chapiteaux semblant tout droit sortis des sables de la vallée du Nil.

Œuvres des frères Ricoux, qui ont signé dans les parages les villas Valentine, Mireille et Lionel-Caprice, ces trois demeures étaient sans aucun doute destinées au marché locatif, déjà très florissant à la fin du XIXe siècle, lorsqu'elles ont été élevées. De taille modeste mais dotées d'une personnalité architecturale bien trempée, elles formaient, vraisemblablement dès l'origine, trois petits logements distincts. Tout de suite, ces trois maisonnettes mitoyennes se sont développées en s'affranchissant volontiers des règles d'urbanisme régissant le quartier du Parc depuis sa création, en 1885. De tels dérapages valurent d'ailleurs à l'un des frères Ricoux de se faire rappeler à l'ordre par la municipalité de Frédéric Garnier, qui voyait là, d'un mauvais œil, une façon sournoise et contraire à l'esprit des lieux, de densifier le bâti.

C'est de cette histoire singulière pour l'époque et le lieu, qu'est né un petit immeuble assez exceptionnel, offrant à celui qui cherche à en faire le tour, deux visages opposés. Quand on le découvre depuis l'avenue des Semis, il se résume à une succession de trois façades arrières mitoyennes qui paraissent s'emboîter par le plus grand des hasards. Faisant fi de tout alignement, rien ne semble les unir, que ce soit le vocabulaire décoratif, les hauteurs de planchers, les formes ou les matériaux. À l'anarchie apparente des parties arrières s'oppose l'unité de la façade qui règne sur l'avenue du Parc, ce qui n'exclut cependant pas quelque goût pour la fantaisie, comme le prouve en particulier l'étonnante colonnade du rez-de-chaussée. Contre toute attente, elle soutient une élévation en briques et pierres posées sur de frêles structures métalliques qui résonnent comme un hymne à une modernité en phase de recherche, au point qu'on a osé venir prendre assise sur de lourds éléments inspirés de l'antiquité égyptienne.

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