Villa Farniente

Parc n°3

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Architecte(s) : Inconnu.
Adresse : 6 avenue de la Grande Plage Date de construction : charnière des XIXe et XXe siècles Entrepreneur : Inconnu Protections :
  • ZPPAUP

Si son nom invite à l'apaisement et à la détente, ce n'est certainement pas pour les amateurs d'architecture, car sous une apparente simplicité la villa Farniente leur réserve bien des surprises à travers une série de détails décoratifs. Cette quête de l'insolite s'explique, sans aucun doute, par le fait que la demeure a été construite au beau milieu d'un parterre de lieux de villégiature plus élégants les uns que les autres, comme le rappellent ceux qui ont eu la chance d'échapper à l'horreur des destructions de 1945. Mais Farniente a dû faire face à un autre impératif de taille : celui d'une parcelle de terrain à bâtir découpée en une improbable lanière quand, en 1898, la municipalité de Royan a décidé d'aménager une voie linéaire afin de relier la partie la plus prestigieuse du lotissement de L'Oasis à la Grande Plage.

Ainsi Farniente a dû se soumettre, bon gré mal gré, au diktat d'une parcelle qui lui a imposé une mitoyenneté pourtant prohibée quelques années auparavant par le règlement d'urbanisme qui régissait le lotissement du Parc. Établie sur un plan trapézoïdal que laissent deviner les trois pentes de la toiture, la villa n'a pas eu d'autre choix que de tourner sa façade principale vers l'est, c'est-à-dire vers la nouvelle voie percée à la fin du xixe siècle. Conçue selon un schéma à trois travées* d'une rigueur toute classique, elle affirme toutefois une identité particulière, derrière une clôture en fer d'un modèle très commun que parvient à faire oublier une pittoresque grille d'entrée sur laquelle s'expriment les canons inattendus de l'Art nouveau.

Toutefois, l'originalité de Farniente ne s'arrête pas à ce charmant détail. Pour faire oublier la déconvenue d'une parcelle inhospitalière et d'un plan mal commode, son concepteur s'est attaché à multiplier les touches de couleurs sur les élévations, où le jeu assez traditionnel de briques et de pierres répond à quelques céramiques posées ici ou là, à la manière de petits diadèmes venus souligner certains détails architecturaux. De façon plus inattendue, cet art de la mise en scène trouve son prolongement dans la baie aveugle de l'étage, venue masquer un conduit de cheminée sans compromettre pour autant le rythme et l'équilibre de l'élévation. C'est dans ce même esprit qu'une cheminée à conduit dévoyé surmonte la vraie fenêtre qui lui sert de pendant, offrant ainsi une merveilleuse preuve que ce qui semble parfois relever d'une élémentaire simplicité n'est pas forcément le fruit du pur hasard !

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