Villa Orchidée

Parc n°3

***
Architecte(s) : Auguste Rateau.
Adresse : 37 avenue du Parc Date de construction : Début du XXe siècle Entrepreneur : Auguste Rateau Protections :
  • ZPPAUP

Implantée au revers de l'étroite parcelle de la villa Le Rêve, Orchidée n'a pas eu besoin d'atteindre une taille démesurée pour figurer parmi les plus intéressantes réalisations royannaises des premières années du xxe siècle. Handicapée par la taille de la parcelle, la contrainte des mitoyennetés ainsi qu'un programme forcément limité, elle a su trouver le moyen de se distinguer - et de quelle manière ! - en revêtant une robe de style Art nouveau, aujourd'hui sans égale à Royan.

Tout le talent en revient à cet homme dont le nom figure gravé sans détour sur la façade : Auguste Rateau. Sa notice nécrologique, parue en août 1917 dans le Journal de Royan, précise que ce personnage agité de la vie publique locale avait de son vivant constellé la station balnéaire d'une multitude de villas d'une infinie variété de styles et qui n'avaient pas leurs pareils dans la région, ce qui est le cas d'Orchidée. À la tête d'un cabinet fécond, qui employait vraisemblablement de jeunes dessinateurs doués d'un certain talent et tout juste diplômés, à l'instar d'Adolphe Hébert, ancien élève de l'École nationale des Beaux-Arts, Auguste Rateau a su constamment renouveler son style, comme aucun de ses confrères royannais n'a su le faire avant lui. C'est ainsi qu'il s'est taillé une solide réputation et qu'Orchidée a pu profiter des dernières tendances, celles d'un style naissant qui venait de toucher, notamment, les bouches des stations du métro de Paris.

Sans se détourner du programme généralement imposé aux bâtiments de dépendances relégués en fond de parcelle, Auguste Rateau est parvenu à animer avec habileté et grâce une façade irrémédiablement plate, en utilisant généreusement d'élégantes courbes et contre-courbes que lui ont inspirées les végétaux. Tout en délicatesse, deux éléments majeurs rythment la façade : la remarquable porte d'entrée, dont le dessin des ferronneries est induit par le mouvement des menuiseries, et les deux balcons de l'étage, qui s'achèvent par des jardinières à chaque extrémité. Seul le traitement du débord de toiture paraît un peu sec. Une ancienne carte postale montre qu'il n'en a pas toujours été ainsi, et que son dessin a été simplifié au fil du temps. Ce document permet de comprendre par ailleurs qu'Auguste Rateau avait su élaborer de savants équilibres de formes, en concevant cette attachante petite folie de l'Art balnéaire royannais que constitue encore aujourd'hui Orchidée.

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