Villa Yvonne

Parc n°3

*
Architecte(s) : Inconnu.
Adresse : 94 avenue du Parc Date de construction : début du XXe siècle Entrepreneur : Inconnu Protections :
  • ZPPAUP

Hasard de l'histoire, les rescapées de l'avenue du Parc sont moins nombreuses que celles du boulevard Frédéric Garnier. Pour cette raison, les quelques villas anciennes qui la bordent devraient attirer l'attention du promeneur. Curieusement, ce n'est pas toujours le cas, comme en témoigne notamment Yvonne, une demeure qui se plaît à rester relativement discrète.

Composée de deux courtes ailes soudées en retour d'équerre, la villa tire toute sa personnalité de sa façade principale, qui fait la part belle à l'avant-corps latéral dont les proportions paraissent amplifiées à la faveur d'une saillie démesurée, conjuguée à un jeu d'imposants débords de toitures. Relégué en second plan, dans la zone d'ombre que forme l'angle rentrant de la façade, le perron-porche ne parvient pas à prendre l'ascendant sur le reste de la composition, comme il est généralement d'usage, malgré des détails décoratifs dus à l'habileté d'un tailleur de pierres resté anonyme, tout comme l'architecte et l'entrepreneur d'ailleurs. Cependant, le dessin du fronton qui vient enserrer le nom de la villa laisse supposer que l'auteur des plans pourrait être un certain Raoul Bouron. Il est en effet conçu selon un schéma que l'on retrouve à la villa Coquelicot, œuvre de cet architecte royannais dont la carrière ne demande qu'à être dévoilée. La piste est d'autant plus sérieuse qu'il existe d'autres points communs entre Yvonne et Coquelicot, en particulier dans l'utilisation du plein cintre ou le traitement différencié des angles (en pierres de taille) et des encadrements de baies (où alternent briques et pierres).

Derrière une façade principale de prime abord conventionnelle, la villa cache d'autres singularités qu'il faut découvrir à l'arrière de la demeure, en s'engageant dans le mystérieux réseau d'allées secondaires desservant les entrées de service. En effet rien, depuis l'avenue du Parc, ne laisse supposer que la façade postérieure - modifiée par une adjonction réalisée quelques années seulement après l'achèvement de la villa - conserve, intacte, une pittoresque lucarne en bois où l'art du lambrequin prend toute sa signification. Notons que c'est, au demeurant, une technique décorative que maîtrisait parfaitement Raoul Bouron comme le prouvent, par exemple, les photographies anciennes de la villa Coquelicot!

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