Villa Aigue Marine

Parc n°1

***
Architecte(s) : Henri Deglane.
Adresse : 100 boulevard Garnier Date de construction : début du XXe siècle Entrepreneur : Jules Robert Protections :
  • ZPPAUP

D epuis plus d'un siècle Aigue Marine s'affirme comme la star du boulevard Garnier. De fait cette villa, que les Royannais ont surnommé « le petit Chambord-sur-Mer », n'a rien de commun avec ses voisines, à commencer par la parcelle qu'elle occupe. Bâtie au début du XXe siècle pour Léon Lehmann, l'un des fils de Léon Lehmann aîné (1845-1909), un modeste commerçant doué d'un sens des affaires hors norme qui avait présidé aux destinées des Nouvelles Galeries, Aigue Marine a connu des hôtes prestigieux, dont Sacha Guitry et Yvonne Printemps, locataires de la demeure l'espace d'une saison de l'entre-deux-guerres. Tombée aux mains de l'entreprise Quillery, qui y aménagea ses bureaux d'étude lors de la Reconstruction, la villa fut ensuite découpée en appartements, sans que cette nouvelle affectation ne lui nuise, car elle n'a pas entraîné de profonds bouleversements.

Publiés dans un numéro de la revue Monographie de bâtiments modernes, les plans d'Aigue Marine ont été dressés par un Parisien de renom, Henri Deglane (1855-1913), surtout connu comme l'un des trois architectes du Grand Palais de Paris. Les travaux de gros œuvre ont été confiés à des entrepreneurs locaux, comme Jules Robert (voir p.380), en charge des maçonneries, le menuisier Hible, tandis que la quincaillerie, le chauffage et les appareils sanitaires étaient commandés à Paris. Des artisans d'art extérieurs étaient chargés d'exécuter des tâches requérant un savoir-faire particulier, à l'instar du serrurier Maison, établi dans l'Aube, auteur de la magnifique grille d'entrée du boulevard Garnier.

Grâce à un terrain qui ne lui a imposé que peu de contraintes, Henri Deglane a pu faire montre de son talent, en développant un programme, certes traditionnel, mais de proportions peu communes. Pour preuve, les pièces de réception, qui s'organisaient autour d'une imposante cage d'escalier en bois, comprenaient outre le salon et la salle à manger accompagnée de l'indispensable office, un bureau avec accès indépendant, une salle de billard et une salle de jeu pour les enfants. Communiquant avec l'atelier de peinture de la maîtresse de maison, qui était sous les combles, la partie supérieure de la tour formait autrefois un espace cylindrique ouvert à tous vents. Cette formule qui n'a que peu d'équivalent à Royan, si ce n'est à la villa Les Campaniles, peut se lire comme un compromis architectural entre la chambre panoramique et les kiosques ou belvédères*, très en vogue, posés ici où là dans les jardins ou à l'extrémité des clôtures.

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