Villa Le Cygne

Parc n°1

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Architecte(s) : Inconnu.
Adresse : 24 boulevard Garnier Date de construction : fin xixe siècle Entrepreneur : Inconnu Protections :
  • ZPPAUP

À la villa Le Cygne, qui ne prétend pas rivaliser avec les flèches, tours et tourelles de ses plus proches voisines, tout se joue dans l'art du détail où l'élégance prime sur l'ostentatoire. Car il convient vaille que vaille de faire oublier la mésalliance d'une mitoyenneté interdite par le règlement initial du lotissement du Parc. De ce fait, celle qui fut la propriété d'un nommé Fougère, président en 1927 du Cercle royannais, semble moins conçue pour capter l'attention que pour la retenir. La mise en scène de sa façade principale est en conséquence assez discrète, mais elle n'en est pas moins efficace.

À première vue, la demeure s'inspire de nombreuses autres villas de type cottage, dont elle partage les proportions générales. À l'instar de toutes ses cousines royannaises, sa façade principale est orchestrée par un avant-corps latéral dont le pignon est pourvu d'un puissant débord de toiture. Dans les angles alternent lits de briques rouges et pierres de taille. Curieusement, le traditionnel bow-window qui devrait l'accompagner a été rejeté sur la partie en retrait de la façade. L'élégant garde-corps de style Art nouveau qui l'accompagne confirme son statut de discrète coquetterie architecturale.

Mais il en faut plus pour impressionner, le long du boulevard Frédéric Garnier, où la surenchère du paraître s'est développée dès la création du lotissement, à la manière d'une maladie très contagieuse. Son terrain n'autorisant pas des proportions hors normes, la villa Le Cygne est allée chercher sa marque ailleurs. Elle a opté pour la qualité et la modernité de certains détails décoratifs. C'est ainsi qu'à côté de traditionnels garde-corps en bois de l'avant-corps latéral, le bow-window est surmonté d'élégantes ferronneries où les courbes et contre-courbes inspirées du monde végétal appartiennent de plein droit à l'Art nouveau. Elles font cause commune avec les quelques céramiques plaquées sur les parties hautes de la façade, en particulier avec la plaque qui annonce le nom de la villa : deux cygnes affrontés. En partie cachée par un débord de toiture que couronne une lucarne, elle se distingue par une étonnante composition qui n'a pas fait école à Royan, où l'Art nouveau se développe toujours avec une certaine timidité.

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