Villa Jeanne D'Arc

Pontaillac n°2

***
Architecte(s) : Léon Cazel (attribution).
Adresse : 4 square La Trémoille Date de construction : vers 1890 Entrepreneur : Inconnu Protections :
  • ZPPAUP

Élevée entre 1888 et 1891, pour un négociant nommé Joseph Philip, selon des plans probablement dus à l'architecte bordelais Léon Cazel, la villa Jeanne d'Arc est à peine achevée lorsqu'elle change pour la première fois de mains, en 1891. Poussée par un dessein respectable, sa nouvelle propriétaire, la comtesse de La Roche-Aymon, née Marie-Clémentine-Paule de La Rochefontenille, confesse avoir acquis Jeanne d'Arc « dans le but de faciliter à ses jeunes enfants le séjour des bords de mer dont ils ont besoin », sans toutefois perdre de vue qu'il s'agit d'un « placement avantageux », car d'une « location facile » en période estivale. Acquise en 1898 par Frédéric Eschenauer, marchand de vins du célèbre quai des Chartrons, à Bordeaux, la villa, un temps louée à la famille Brown de Colston, est finalement cédée en 1925 à la famille Desse-Eyquem.

Déjà décrite quand elle est achetée par la comtesse de La Roche-Aymon, comme une demeure composée d'un sous-sol avec porche, perron, vestibule, cave, cage d'escalier, cuisine, office, laverie, bûcher, escalier de service et deux chambres de bonne, d'un rez-de-chaussée comprenant un perron couvert, un vestibule, une cage d'escalier, un salon, une salle à manger avec son office, une chambre à coucher avec son cabinet de toilette, d'un premier et d'un second étage renfermant chacun trois chambres à coucher accompagnées de leurs cabinets de toilette, Jeanne d'Arc est isolée de ses voisines par deux petits passages qui permettaient autrefois de desservir ses entrées de service.

Cette position particulière la rend tributaire de l'étroite parcelle sur laquelle elle est établie. Jeanne d'Arc a dû s'adapter à de multiples contraintes ; elle a dû se plier à ce terrain capricieux et découpé pour faciliter les manœuvres des voitures hippomobiles. Obligé d'aménager la façade principale sur ce qui n'est en réalité qu'un côté, l'architecte a été contraint de redoubler de talent pour donner l'illusion d'une monumentalité qui n'est que relative. Pour y parvenir, il a multiplié les décrochements, a varié les matériaux, créant des effets de polychromie, et a adossé un élégant porche d'entrée à colonnes cannelées et baguées, à la tour d'escalier. L'effet de monumentalité et de polychromie était accentué par la toiture à pans couverts d'ardoises qui couronnait celle-ci, avant la seconde guerre mondiale.

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