Villa La Dive

Pontaillac n°2

**
Architecte(s) : Inconnu.
Adresse : 37 boulevard de Cordouan Date de construction : vers 1880 Entrepreneur : Inconnu Protections :
  • ZPPAUP

Malgré son intérêt architectural et le charme indéniable qui la caractérise, la star du rond-point du Chay fait partie de ces lieux de villégiature, empreints d'une certaine pudeur, qui n'ont pas révélé tous les secrets de leur histoire. La seule chose que la presse dévoile, en janvier 1911, c'est que des malfaiteurs sont passés par-dessus ses grilles et qu'ils « ont emporté les poissons que contenait le bassin du jardin » !

Implantée sur une parcelle démembrée des bois de chênes qui dépendaient autrefois du petit domaine de la Métairie, propriété de la famille Bellamy, La Dive est annoncée par une grille en fer forgé pleine de grâce, qui révèle discrètement son nom. Se dérobant aux usages balnéaires, elle n'est pas placée de biais, mais dans la perspective de la façade principale, conformément aux règles de l'architecture classique. Une fois ses deux battants poussés, c'est une élégante façade dérivée du type du cottage qui se dévoile aux yeux des visiteurs. À l'avant-corps latéral coloré de briques rouges d'où se détachent deux baies à meneau* librement interprétées ainsi qu'un pignon à rampants*, répond une architecture bourgeoise passe-partout caractérisée par sa toiture couverte d'ardoises. Malgré ce contraste vigoureux et évident, qui semble relever d'un jeu d'oppositions assez répandu dans l'architecture des lieux de villégiature, l'ensemble n'est nullement choquant. À tel point que personne n'oserait parier qu'il est le résultat de deux campagnes de travaux.

C'est pourtant ce que prouvent quelques photographies anciennes qui dévoilent un parti d'origine des plus surprenants. Affirmant clairement son statut de castel, La Dive d'origine ne comprenait qu'un corps de bâtiment rectangulaire, dont la façade principale était constituée par l'actuel avant-corps latéral briques et pierres et à pignon. Contre toute attente, il était accompagné par une haute tour d'escalier carrée éclairée par une succession de petites ouvertures. Cette tour se terminait par un toit-terrasse accessible grâce à un escalier secondaire ménagé dans un tourillon*. Couronnée par un parapet à créneaux et à merlons* d'opérette, elle se donnait des allures de tour de guet et permettait de scruter l'horizon ainsi que le trait de côte dans un but beaucoup plus pacifique qu'au Moyen Âge. Le plus drôle, c'est que la tour offre à son tour - comme le corps de bâtiment qui lui a succédé - un vigoureux contraste avec le pignon, tant par ses matériaux, des moellons enduits, que par ses formes générales très élancées.

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