Villa Le Lys Rouge

Pontaillac n°2

***
Architecte(s) : Paul Quatravaux.
Adresse : 39 boulevard de Cordouan Date de construction : 1911 Entrepreneur : Gustave Baudet Protections :
  • ZPPAUP

Celle qui arbore, à différents endroits inattendus de ses façades un lys rouge faisant référence au lys de Florence, a été élevée entre 1909 et 1911 pour une femme, Berthe-Pauline Jacquot, demeurant à Paris. Mariée avec Henry-Paul Selby, publiciste, elle ne garda pas très longtemps la demeure qu'elle avait fait construire, puisqu'elle la céda en 1919 à Henri-Paul Delagenière, chirurgien honoraire des hôpitaux et de l'asile d'aliénés du Mans. Six ans après le décès de ce dernier, survenu en 1930, la villa fut vendue par sa veuve au général Charles-Eugène Braconnier, secrétaire général de la présidence de la République, puis responsable des chasses au palais de l'Élysée, un personnage qui en imposait autant par sa stature que par ses fonctions.

Réalisée par l'entrepreneur royannais Gustave Baudet, la villa Le Lys Rouge aurait dû constituer, avec sa voisine Marquisette, le fer de lance de la carrière de son architecte, Paul Quatravaux (1848-1947), installé à Paris. L'homme, qui n'avait suivi ni les cours de l'école nationale des Beaux-Arts, ni ceux de l'école spéciale d'architecture, avait appris « sur le tas », dans le cabinet de Charles Girault, auteur des plans du Petit Palais de Paris, avant de s'installer à son compte dans les années 1910. La commande du Le Lys Rouge et de Marquisette, dont les plans et élévations ont été présentés au salon des artistes français, avant d'être publiés dans différents périodiques, aurait dû lui assurer une carrière prometteuse, qui fut malheureusement compromise par le déclenchement de la première guerre mondiale.

Derrière une apparente simplicité de volumes, Le Lys Rouge cache un projet d'une modernité déjà aboutie, à tel point que la villa a été datée par erreur des années 1930 dans un document local d'urbanisme qui fait encore autorité. Conçue selon un simple volume cubique, elle évite cependant les pièges de la monotonie, en particulier dans sa distribution conditionnée par une imposante cage d'escalier contenue dans une tour quadrangulaire interne orchestrant l'organisation de la façade postérieure. Signe d'une évolution évidente, la façade principale est précédée d'un remblai qui masque le soubassement et permet un accès de plain-pied, tandis que la toiture est conçue comme une terrasse utilitaire sur laquelle était aménagée, à l'origine, une pergola. Ces étonnants élans de modernité n'excluent pas, ici ou là, quelques touches de fantaisie chères à l'architecture balnéaire, mais elles se font discrètes car soumises à un parti général annonciateur de grands bouleversements. C'est là tout l'intérêt de cette exceptionnelle villa.

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