Notre-Dame-Des-Anges Intérieur

Pontaillac n°1

***
Architecte(s) : Eustase Rullier.
Adresse : avenue de Paris Date de construction : 1891-1892 et 1903 Entrepreneur : Sculpteur : Victor Bariller; Peintre-décorateur : Léon Millet Protections :
  • ZPPAUP

À quelques détails près, Notre-Dame-des-Anges est restée dans l'état où elle se trouvait lors de son achèvement. Depuis cette date, l'autel d'origine a été remplacé par une œuvre de style Art déco de belle facture. Des chaises en bois fruitier ont succédé aux anciennes chaises de plage en peuplier, alignées de part et d'autre d'une allée centrale carrelée due à l'entreprise Genevière-Bonniot, de Saintes. La chaire a été supprimée. Soufflés par les tirs d'obus dont Pontaillac a été la cible en 1945, les vitraux de la fin du xixe siècle ont fait place à d'autres, ornés de motifs géométriques, excepté ceux du sanctuaire, dus à l'atelier du maître verrier Chigot, de Limoges.

Comme la statue de saint Joseph, réalisée dans un bloc de calcaire des carrières de Lavoux (Vienne), les décors sculptés sont dus à Victor Bariller. Avant d'intervenir à Notre-Dame-des-Anges, ce sculpteur avait été appelé à Royan, lors des travaux d'embellissement du second casino de Foncillon (1890-1891), entrepris sous la direction d'Hector d'Espouy. C'est en profitant de quelques heures de loisirs, que Victor Bariller découvrit Pontaillac, où il se proposait d'acquérir un terrain pour faire bâtir une villa. Mais il exigea, en contrepartie, d'être sollicité pour les sculptures et la fourniture du mobilier de la chapelle que l'on élevait.

Plus récentes, les peintures décoratives datent de 1897. Elles sont l'œuvre de Léon Millet, un peintre bordelais qui avait déjà à son actif de nombreux décors d'églises dans le Sud-Ouest. Impressionné par la structure peu commune de la charpente à retombées intermédiaires lui rappelant celle du grand hall du château d'Oxford, en Angleterre, c'est lui qui suggéra, pour la mettre en valeur, de peindre tous les éléments porteurs, et de dorer leurs arêtes. Bridé par le poids des exigences architecturales, Léon Millet a doté le chœur de peintures se décomposant en deux registres - l'un décoratif, l'autre historié - où le style néo-gothique domine largement, malgré quelques touches plus modernes, tels les aplats des colonnes et des chapiteaux où l'Art nouveau fait une apparition discrète.

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