Chauffeur de stars

Article publié le 26 juillet 2012
par Marie-Anne Roy
, photos F. Dovergne et A. Roy

 


francois dovergne vignetteNe vous y trompez pas. Depuis 12 ans qu’il accompagne les artistes du Violon sur le Sable, François Dovergne est bien plus qu’un chauffeur. Ambassadeur de la manifestation, confident, conseiller touristique, il est en première ligne de l’accueil des invités au Festival… et il adore ça.

C’est un lieu commun qu’il faut pourtant bien répéter. Comme souvent au Violon sur le Sable, l’amitié remplit les rangs des bénévoles. François Dovergne a participé à l’aventure de la radio Royan Fréquence avec l’organisateur du Festival, Philippe Tranchet. Revenu à Royan il y a 12 ans après avoir été directeur de grande surface à Lyon et Saint-Jean d’Angely, il a naturellement proposé ses services. Le Violon a besoin de chauffeurs. François reçoit, avec d’autres, la mission de convoyer les artistes, le plus souvent de l’aéroport ou de la gare de Bordeaux jusque sur le sable du Violon.

« Grand, roux et barbu »

On ne saura jamais si son physique a déterminé son emploi mais c’est ainsi qu’il se décrit aux invités pour que ceux-ci le repèrent à la sortie de l’avion ou du train. Un procédé qui marche à tous les coups et lui évite d’avoir recours au panneau « Violon sur le Sable ». Mais la reconnaissance est réciproque. François fait un petit tour sur Internet dès qu’il connaît l’identité des artistes qu’il prendra en charge : photo, carrière, famille... « pour avoir des sujets de conversation » précise-t-il.
Premier contact et premier choix: siège avant ou banquette arrière ? « Cela dépend. Certains montent derrière, comme dans un taxi. La première fois, j’ai été un peu surpris. D’autres s’installent directement à l’avant comme la soprano Magali Léger. Certains sont réservés, d’autres très décontractés comme Chistophe Maé. » (photo ci-dessus).
La conversation s’installe rapidement avec un sujet tout trouvé, le Violon sur le Sable. « Je suis leur premier lien avec la manifestation. Ils n’en ont pas une vision très précise. Je leur parle des organisateurs, du chef d’orchestre, Jérôme Pillement. Ils sont surpris quand je leur explique qu’il peut y avoir entre 35 000 et 50 000 personnes sur la plage ».

Une valise de partition

Francois et Brigitte Engerer, sans sa valise en 2008. L'artiste nous a quittés en juin 2012.François est toujours à l’heure, voire plutôt en avance, et respecte ainsi la seule consigne que lui impose l’organisation. Il ne se souvient d’aucun gros problème, mises à part quelques heures d’attente à la gare de Bordeaux et l’énorme valise de la pianiste Brigitte Engerer:« Elle partait pour plusieurs mois et devait emmener le nécessaire pour travailler. La valise était pleine de partitions et devait peser 50 ou 60 kg ». Le chauffeur évoque aussi un petit tour dans les boutiques royannaises avec une chanteuse pour dénicher une robe, ou une balade à Talmont avec la soprano Karen Vourc’h en attendant la répétition. Car un chauffeur s’occupe de « son » artiste pendant toute la durée du séjour pour tous ses déplacements. On aimerait qu’il nous confie quelques caprices de stars mais il n’en a pas souvenir, comme si les invités se mettaient au diapason de l’ambiance particulière du Violon. François recueille plutôt l’émotion des artistes devant la foule, tellement plus imposante que celle d’une salle de concert mais tout aussi attentive et réceptive. Une foule qui leur fait marquer un temps d’arrêt sur le devant de la scène, qu’ils soient jeune talent ou star internationale.
François et Brigitte Engerer en 2008.
La pianiste a tiré sa révérence en juin 2012.
 

Danse avec les dauphins

Il se passe toujours quelque chose dans les coulisses du Violon. François s’amuse encore du pianiste Franck Braley, plus pressé de montrer à son fils le dauphin réfugié dans le port de Royan que d’aller au cocktail VIP ou de la mezzo soprano Kate Aldrich dont il lavait les pieds pour les débarrasser du sable, scène qui fit le bonheur des reporters télé. Au fil des moments forts, les relations se nouent et perdurent. Il faut dire que François et sa femme Viviane ont le sens de l’accueil et qu’une fois encore, l’amitié s’en mêle. Le chef d’orchestre Jérôme Pillement amène parfois, après la répétition à Cognac, des artistes que l’on invite à diner ou à déjeuner. Ainsi la jeune violoniste Fanny Clamagirand, le ténor Tiberius Simu qui goûta fort le pineau des Charentes (voir ci-dessous les remerciements pour le "pinou").

remerciements Tiberius Simu

Quant au fils de Franck Braley, il ne trouva rien à redire quand il fut question de dormir chez François pour permettre à son père de rejoindre les musiciens en goguette pour la soirée finale. François avoue un petit coup de cœur pour la soprano Amel Brahim-Djelloul qu’il avait accompagnée en 2005 et qu’il retrouve en 2012, cette fois-ci tout à fait en confiance. Il affiche même une certaine fierté devant la belle carrière que poursuit la chanteuse depuis leur première rencontre. Pour reprendre les paroles de Christophe Maé, autre vedette du Violon : «On s’attache».
 

 

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