Festival d'art pyrotechnique

Artticle publié en juillet 2004

Fini le temps des feux d'artifice un peu ringards, distraction populaire, ambiance fusées maigrichonnes et bouquet final clairsemé avant le bal populaire du 14 juillet. Par un subtil et significatif glissement de langage, le terme feux d'artifice laisse progressivement sa place à des expressions plus chargées de sens. Il suffit de choisir un mot synonyme de spectacle et de lui accoler le qualificatif «pyrotechnique» pour être dans l'air du temps et pour jeter un pont entre les feux d'aujourd'hui et les divertissements royaux du grand siècle.

 
Photo fournie par l'OMT de Saint-Palais-sur-mer

Photo fournie par l'Office Municipal du Tourisme de Saint-Palais-sur-Mer

 

L'idée lumineuse a jailli à Saint-Palais-sur-Mer qui voulait inscrire dans l'été, au milieu des animations en tous genres, une date retentissante. La mèche est allumée en 2002 avec la première édition du Festival International d'Art Pyrotechnique. Le choix des mots est éclairant : la volonté de pérenniser la manifestation dans la commune, de rayonner dans le monde entier et de réconcilier artiste et artificier.

Le lieu est tout trouvé. Le lac de Saint-Palais est en effet cerné d'amphithéâtres qui donnent l'impression d'un lieu clos en plein air, étagé de gradins naturels. L'eau renvoie gracieusement la lumière, se prête aux illuminations et à toutes sortes d'animations nautiques. Car en attendant la nuit propice, il s'agit de faire patienter le public. Selon les organisateurs, 30.000 personnes en 2002, 40.000 en 2003 ont fait disparaître l'herbe du lac. Le divertissement reste éminemment populaire. Dès le début d'après-midi, les tables de camping, chaises pliantes et autre matériel de jardin commencent à pulluler sous les arbres. On choisit la meilleure place, on prépare le pique-nique. Petit à petit arrivent ceux qui ne comptent que sur leur fondement. Quand pointe le crépuscule, gare à celui qui erre debout à la recherche d'une place. « Assis !» lui crie-t-on plus ou moins poliment, les derniers installés n'étant pas les moins virulents. Pourtant le spectacle est au ciel mais qu'importe. On a rien payé, on veut tout voir.

Pour faire des étincelles, le Festival prend des allures de joutes pyrotechniques. Trois pays s'affrontent à coup d'araignées lumineuses, de serpentins colorés et d'ombrelles géantes, le tout avec bruitage, du wizzzz de bande dessinée au boum qui fait trembler le sol, et musique, très zen pour la Chine ou le Japon, samba pour le Brésil, rock FM pour l'Australie ou l'Allemagne. Chaque nation dispose de 8 minutes pour imprimer les rétines et avoir l'oreille du jury et du public dont les applaudissements sont pris en compte.

Aux manettes, le tout jeune Directeur artistique du Festival, David Proteau de la société Lacroix-Ruggieri. Car les artificiers étrangers ne peuvent se déplacer et confient leur matériel à l'équipe française avec un cahier des charges. A 30 ans, David Proteau a déjà plus d'un pétard dans son sac. Il est bien connu dans la région, puisqu'il est également metteur en feu du "Violon sur le sable". Il illumine aussi des manifestations internationales et fait la lumière sur les tournées de plusieurs artistes comme Johnny Halliday ou Pascal Obispo. C'est à lui que revient le feu de clôture de la soirée. Point d'orgue du Festival et bouquet final de notre enfance.

Marie-Anne Roy

 

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