Le Casino Muncipal de Ferret

casino ferret

La Reconstruction de la ville ne débuta vraiment qu'en 1950. Celle du casino en fut le point final en 1961. Pourtant, dès 1952 le Maire Regazzoni écrivait : « Le Casino est indispensable à la vie de la station... ». Pourquoi un tel retard ? Sans doute, la constante opposition du bénéficiaire des dommages de guerre du casino, Emile Couzinet, aux projets présentés par les architectes y fut-elle pour beaucoup. Mais n'était-ce pas aussi que cette reconstruction touchait un point particulièrement sensible, avec la nostalgie d'un passé qui s'incarnait dans le casino disparu ? D'où, peut-être, les tâtonnements, voire les inhibitions des maîtres d'œuvre et d'ouvrage. Enfin, en 1961, 17 ans après les premières esquisses des architectes, le nouveau Casino ouvrait ses portes à l'emplacement de l'ancien square Botton, face au port et à la plage.
Conçu par les architectes Claude Ferret, Pierre Marmouget et Adrien Courtois, il portait la marque de l'influence de l'architecture brésilienne, bien présente dans nombre de réalisations de la reconstruction à Royan. Gilles Ragot, dans l'ouvrage L'Invention d'une Ville. Royan 1950 nous en donne la description :  « Il [Le casino] présente une rotonde centrale sur laquelle se greffent...la salle de théâtre et le cinéma, le petit théâtre, le baccara et le restaurant. Une aile, réservée à l'administration et aux logements de fonction, ceinture l'édifice. Un escalier extérieur conduit au toit terrasse que prolonge une galerie couverte épousant la courbe du Front de Mer » dont  le Casino est « le point d'orgue ». L'aile qui prolonge le bâtiment vers la droite, côté port, comprenait un bowling et le bar restaurant Le Grand Pavois, rendez-vous incontournable des Royannais. Les façades vitrées, la suppression des cloisonnements intérieurs visent à créer la sensation « d'espace ouvert et démultiplié ». A l'extérieur comme à l'intérieur de la rotonde, le décor fait appel à des éléments géométriques ajourés, des claustra de couleurs vives, bleues, jaunes, rouges, que l'on retrouve aussi au plafond de cette rotonde. L'édifice, considéré par certains comme une réussite remarquable, ne rencontra pas l'adhésion de tous les Royannais. Il fut même affublé par certains du sobriquet de « camembert » ! Les problèmes de gestion et d'entretien qu'il rencontra dans les années 80 amenèrent sa fermeture définitive suivie de sa démolition en 1985, après la vente aux enchères de son mobilier. Peu de voix s'élevèrent alors pour déplorer sa disparition, considérée aujourd'hui par beaucoup comme irréparable. Des années 60 aux années 80, il fut le cœur de la vie culturelle et festive de Royan, avec des manifestations prestigieuses comme le Festival d'Art Contemporain, de 1965 à 1978. Une génération s'en souvient qui, aujourd'hui, regrette.  Mais il faut croire qu'au temps des « bandits manchots », la grande époque des Casinos est révolue.
L'emplacement devient un enjeu de la campagne électorale de 1989 qui voit s'opposer jean-Noël de Lipkovski et son projet de tour signé Olivier-Clément Cacoub, comprenant un hôtel, des appartements et un centre de revitalisation et Philippe Most proposant un Forum de la Mer avec aquarium, musée de l'huître et auditorium. L'élection de ce dernier ne débouche sur aucun des deux projets et le lieu reste un terrain vague de luxe jusqu'à la création d'un espace paysager, les Jardins de la Mer, et la construction de la base nautique, siège de la Société des Régates, inaugurée en 1996.
 

 

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