La Grande Traversée...

Tarapaca

Pierre-Louis Bouchet, éditorial d'avril-mai 2008


La Grande Traversée de l'Atlantique constitue l'un des événements majeurs des manifestations qui se préparent en France et au Canada pour célébrer le 400e anniversaire de la fondation de Québec par Champlain. Le 8 mai 2008, une cinquantaine de bateaux s'apprête à suivre le sillage de l'explorateur pour vivre une formidable expérience maritime de La Rochelle à Québec.

Cette traversée est l'occasion de rappeler le rôle considérable de Pierre Dugua de Mons en Amérique. Ce gentilhomme saintongeais, né à Royan en 1560, dirige les expéditions qui aboutissent à la fondation des premiers établissements permanents d'Amérique du Nord. Pour ce faire, il s'adjoint les services d'un jeune cartographe et géographe, saintongeais comme lui, Samuel de Champlain, né à Brouage. En 1608, il est contraint de rester en France pour défendre à la cour son titre de Lieutenant Général de la Nouvelle-France. Il obtient finalement la permission d'envoyer Champlain établir une nouvelle fondation sur le Saint Laurent : c'est la naissance de Québec.

En 2008, Pierre Dugua de Mons trouve enfin l'opportunité de rejoindre son ami Champlain. La ville de Royan et le Comité Dugua de Mons permettent cette revanche de l'histoire en parrainant le Tarapaca, voilier numéro 1 de la Grande Traversée, figurant ainsi la présence bienveillante du héros royannais guidant la flotte à travers l'Atlantique Nord et le Saint Laurent.

Lien : Dugua De Mons

 
Le journal de québec 2008

Le Journal de Québec, le 25/06/2008

 

La lettre d'information - Octobre 2008

logofinal2 Comité de Royan pour le 400e Anniversaire de la Fondation de l'Acadie et de Québec

Editorial du président Chabaneau :

Nous voici arrivés au terme de la mission que nous nous étions donnée : faire reconnaître le rôle de Pierre Dugua de Mons dans la fondation de l’Acadie et de Québec, aussi bien en France qu’au Canada et aux États-Unis, pour ce qui concerne l’établissement à l’île Sainte-Croix. Rappelons brièvement les grandes étapes de ce qui fut une longue marche : 1999 : exposition « Naissance de la Nouvelle-France. Pierre Dugua de Mons » réalisée par le Musée de Royan.
2001 : sortie du film documentaire de M.C. Bouchet et M. Gémon « Sur les pas de Pierre Dugua de Mons ». Cette même année, création du Comité Dugua de Mons de Royan.
2003 : commémoration organisée par les Amitiés Acadiennes à Fontainebleau de la Commission instituant Dugua de Mons Lieutenant Général en Nouvelle-France.
2004 : « Festival de la Nouvelle-France à Royan » en présence de l’Ambassadeur du Canada, M. Laverdure. Émission du timbre à l’effigie de Pierre Dugua et lancement de l’ouvrage de G. Binot « Pierre Dugua de Mons ».
2005 : exposition « Lorsque les gens d’ici découvraient l’Amérique » au Palais des Congrès de Royan. Inoubliable « Soirée à Port-Royal » à la salle de l’Atelier de Vaux-sur-Mer, en présence de plus de 200 convives.
2006 : le Comité Dugua de Mons reçoit à Royan le Congrès annuel des Amitiés Acadiennes.
2007 : une délégation du Comité est invitée à Québec pour l’inauguration le 3 juillet, d’un monument en l’honneur de Pierre Dugua.
2008 : 3 journées de manifestations en avril pour le baptême du voilier « Pierre Dugua de Mons-Ville de Royan » n°1 de la Grande Traversée de l’Atlantique La Rochelle-Québec.
Impossible de mentionner les centaines d’articles, les innombrables colloques, conférences, manifestations de part et d’autre de l’Atlantique où fut mentionné le nom de Pierre Dugua de Mons, toujours associé à celui de Royan, sa ville natale.
Je remercie tous ceux qui ont contribué avec nous à cette reconnaissance d’une incontestable réalité historique. Et j’exprime notre souhait que, dans l’avenir, les Royannais perpétuent sa mémoire.

 

à propos du 400e : des avis partagés

UN FONDATEUR ?

« Québec aurait-il un autre fondateur que Champlain ? Remettons les pendules à l’heure !… (Dugua de Mons) Pionnier de la civilisation en Amérique du Nord, fondateur du premier établissement européen au nord du golfe du Mexique, fondateur de l’Acadie et du Canada, voilà beaucoup de titres pour un homme qu’on dit sous-estimé et oublié. Convenons qu’il les mérite, de même que tous les monuments qu’on lui a élevés au Canada où il n’a fait que deux ou trois brefs passages. Mais pourquoi serait-il aussi le fondateur d’une ville où il n’a jamais mis les pieds et où Champlain s’est tapé (sic) tout le travail pendant trois décennies ? »
Gaston Deschênes. Bulletins de l’Amicale des anciens parlementaires du Québec. Hiver 2007-2008

…Il y a quelques années à Royan, la stèle honorant la mémoire de Dugua de Mons à Royan a été déplacée vers un lieu plus en vue… Les retraités qui coulent des jours paisibles dans cette ville de villégiature sont loin de soupçonner la fureur des débats qui concernent cet enfant du pays. Ils ne se doutent certainement pas que la Commission de la capitale nationale organise dans tous les quartiers de Québec, depuis janvier dernier, de véritables joutes afin de départager qui, de Champlain ou de Dugua de Mons, fut le véritable fondateur de la ville… On sait que l’historien Marcel Trudel avait écrit que sans Dugua de Mons, « on peut présumer qu’il n’y eût pas eu Champlain ». L’historien français Jean Glénisson a lui aussi souligné qu’ « au moment où tout semblait perdu pour la France en Amérique, c’est à Pierre Dugua que la Nouvelle-France doit sa survie ». …Pourtant, si le rôle de Dugua a été essentiel, celui de Champlain est « incomparable » précise aujourd’hui Glénisson. Selon lui, si elle est justifiée, la redécouverte de Dugua de Mons ne doit pas faire de l’ombre au rôle de Champlain, qui est à la fois, un marin, un géographe, un cartographe, un chef militaire et un diplomate exceptionnel. »
Christian Rioux. Le Devoir, 2 juillet 2008

DEUX FONDATEURS ?

On n’a pas besoin d’enfoncer une porte ouverte : Champlain est doublement l’employé ou le subalterne de de Mons, marchand et surtout représentant du roi. De Mons participe de plein droit et en toute légitimité à l’ouverture du poste ; il en est le premier responsable par visée commerciale et coloniale, donc pour la traite et le peuplement. Donc deux fondateurs - l’un de fait, l’autre de droit - » …
Christian Morissonneau. Géographe, historien et professeur à l’Université du Québec à Trois Rivières. Le Devoir, 22 juin 2008

PLUSIEURS FONDATEURS ?

L’humoriste Christopher Hall mène une enquête extrêmement intéressante en deux émissions, intitulée « Enquête Champlain » les jeudis 20 et 27 mars à Historia.
Tout le monde sait que Québec a été fondée par Samuel de Champlain. Tout le monde ? il se trouve plus d’un historien à attribuer ce haut fait à Pierre Dugua de Mons, un noble de Royan, Lieutenant général en Amérique du Nord et patron de Champlain. Rien de mieux qu’un 400° de bisbille pour remettre en cause la fondation de la ville. Le grand Samuel a aussi d’autres compétiteurs, puisque le peuple autochtone revendique également la cofondation de Québec. Après tout, les Montagnais ont transmis aux Français le remède contre le scorbut, leur ont appris à se protéger contre le froid… Pour nous mélanger encore plus, le nom de François Gravé du Pont est également cité comme cofondateur. Sa contribution n’est pas marginale : il a fait le voyage avant Champlain, a été le premier à utiliser les noms de Québec et de Trois Rivières et a pris part à une alliance avec les Amérindiens dès 1603. »
Richard Terrien. Le Soleil, 13 mars 2008

« Partis ensemble découvrir l’Amérique, Champlain et son commanditaire Pierre Dugua de Mons sont devenus des concurrents pour la reconnaissance historique ».

Rendez-vous dans un siècle. On y verra peut-être plus clair !

 

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