Le choc Petroleuses !

Auteur : Nathalie Daury-Pain, Crédit photos : Pascal Langendorff
Article publié le 19 décembre 2011

 

Depuis quelques mois, sur Facebook, « les Pétroleuses », groupe de filles Royannaises et d'ailleurs, comblent le besoin de communiquer bien connu du sexe faible.

Ceux qui pensaient que la solidarité féminine n'existait pas en seront pour leurs frais.

 
La photo à l'éclat de rire

L'idée est née dans un salon de coiffure. La cliente et la coiffeuse se connaissent bien, depuis longtemps. L'endroit est propice aux confidences.

Ce jour là, elles déplorent qu'il n'existe pas de réseau social typiquement féminin.

2h, plus tard, « Les Pétroleuses, groupe privé » était né sur Facebook avec pour seule définition : « Endroit uniquement réservé aux filles pour parler des sujets essentiels que sont les mecs, les gosses, les poils ! »

Il faut croire que l'idée restait à inventer car très vite un noyau se forme : Une psychologue, des enseignantes, des secrétaires, des journalistes, une orthophoniste, une intermittente du spectacle, des commerçantes, une avocate....toutes Royannaises ou ayant un lien de cœur avec Royan et qui trouvent dans ce gynécée virtuel un espace de liberté de parole et de ton.

Régulièrement, les Pétroleuses se réunissent autour d'un verre laissant à la maison des compagnons inquiets de savoir « ce qu'elles peuvent bien se raconter »...

c-royan voulait mettre à la Une ces girls next door qui ont pour vocation de rire et d'échanger car un micro-drame familial ou une galère de mec c' est tout de suite plus léger dès lors que c'est partagé....d'ailleurs « Les Pétroleuses » ont pris pour devise la citation de Claire Bretecher « Femme sans copines est amputée de sa race ! »

 

L'histoire d'une photo.

Le 10 décembre 2011, les Pétroleuses se sont retrouvées à l'hôtel du Trident Thyrsé. François Loustau, le propriétaire, les a accueillies ainsi que leurs fringues, leurs affaires de maquillage, leurs enfants et leurs épingles à chignon.

Didier Ska a essayé de discipliner ces top models amateurs. Il a eu bien du mérite !

Pascal Langendorff a mis tout son talent de photographe dans cette séance de shooting. 160 clichés ont été mis en boîte. Une a été retenue, à l'unanimité : celle rebaptisée « la photo à l'éclat de rire ». Il y souffle un vent d'humour, de fantaisie et de complicité qui correspond à l'esprit des Pétroleuses. Bravo à Pascal d'avoir immortalisé cet instant.

Pierre-Louis Bouchet a décidé de jouer les éditeurs web en diffusant THE Photo sur c-royan. Il a aussi offert le champagne à tout le monde !

Merci à eux.

 

Les Pétroleuses, une certaine idée de la femme. Article du journal Sud-Ouest du 8 mars 2013

Elles ont entre 29 et 55 ans. N'ont pas encore connu les joies - et les souffrances - de la maternité ou dorlotent déjà leurs petits-enfants. Elles sont actives, chef(taine)s d'entreprise, même, pour certaines d'entre elles. « Elles », ce sont les Pétroleuses. À l'origine, un groupe né sur Internet, sur le réseau social Facebook. « Pour parler de nos mecs, de nos gosses et de nos poils. » Tout un programme, mais un programme en réalité bien réducteur. « On pourrait dire que les Pétroleuses sont nées d'une blague, mais en fait, non, je dirais plutôt que ce groupe est né d'un besoin ressenti de quelques femmes de s'exprimer, d'échanger, d'être solidaires », élargit Nathalie Daury-Pain, l'une des premières Pétroleuses. Un voile secret couvre les échanges de ces dames sur le Net. Accès privé. Discrétion qui suscite au mieux la curiosité, au pire la méfiance, voire la défiance.

La Journée de la Femme ?

Les Pétroleuses tordent le nez. Certes, pour ces « femmes d'aujourd'hui », le féminisme a vécu. « Nous ne brûlons pas nos soutiens-gorge et nous ne pensons pas que tous les hommes sont des c... », promet Caroline Petit-Hilarion. Pour autant, instaurer une Journée de la femme, aux yeux de Nathalie, Caroline et Alexandra, relève autant du « gadget pour se donner bonne conscience » que d'une forme de machisme latent. « Ça ne choque jamais personne qu'on fasse des blagues sur les femmes », s'agace Nathalie. « Et pourquoi pas instaurer une Journée de l'Homme ? », ironise Alexandra. Si elles combattent le « machisme ordinaire », loin d'être marginal, estiment-elles, ces Pétroleuses jugent certaines causes plus primordiales. « Il y a quelques semaines était organisée la journée mondiale contre l'excision. Qui en a entendu parler ? », interroge Nathalie. Alors, une journée dédiée à la femme, elles ne disent pas non, mais à condition qu'elle soit l'occasion « de mettre en lumière les violences faites aux femmes, l'inégalité salariale, le harcèlement sexuel ».

Confidences entre femmes

« Qu'est-ce qu'elles peuvent bien se dire? », se demandent leurs concubins. « C'est marrant, un groupe de filles, les hommes le ressentent comme une menace, comme un danger. Ça leur fait peur », s'amuse Nathalie Daury-Pain. Comme si les Pétroleuses profitaient de se retrouver en petit comité exclusivement féminin, dans l'espace virtuel ou dans le monde réel, pour se monter le bourrichon contre les hommes en général, contre les leurs en particulier. Mesdames, de grâce, tranquillisez ces messieurs... « Nous nous racontons des choses que ne peut comprendre un homme. Des choses que même un mari, un concubin, un amant ne pourrait comprendre », laisse entendre une Pétroleuse de plus fraîche date, Alexandra Rémy.

« Coups de foudre amicaux »

Et ne serait-ce que lancer la conversation sur un sujet personnel contribue déjà à soulager son auteure, sans compter sur les réactions « immédiates », merci la technologie, des autres membres de cette famille hétéroclite que forme aujourd'hui la quarantaine de Pétroleuses. Car au-delà de leurs âges, de leurs conditions sociales et de leurs parcours respectifs, les Pétroleuses ont donné un sens à la solidarité qu'elles prônent. L'une pleure, dix amies sortent leur mouchoir. L'une rit, dix autres s'esclaffent en chœur. Les motifs du fou rire et des sanglots balaient un spectre large, qui passe de l'insignifiant au dramatique. « Ce qui a permis de faire réellement vivre ce groupe créé d'abord sur Internet, ce sont les rencontres physiques. Il y a eu de belles rencontres, de véritables coups de foudre amicaux », souligne Caroline Petit-Hilarion.
Les Pétroleuses ont besoin de l'exutoire qu'elles se sont créées. Parce que, assurent-elles, la vie, leurs mecs, leurs gosses et leurs poils ne leur font pas de cadeaux, surchargent leurs emplois du temps, mettent quotidiennement leurs nerfs, leur patience et leur moral à l'épreuve. « Attention, nous n'avons rien contre les hommes », coupe court Nathalie Daury-Pain. Nul féminisme, au sens littéral du mouvement apparu dans les années 1970. « Mais nous sommes attachés à ce que les hommes se comportent en gentlemen. » Tout de même. Car ces dames y tiennent, la gente masculine leur mène la vie dure, les assauts balayant là encore la gamme qui va de la blague la plus anodine, en apparence, aux actes les plus graves.

« Défendre nos causes »

Mais qui sont-elles, au fait, ces Pétroleuses? On l'a écrit, des femmes d'âges, de condition et situations matrimoniales divers. Certaines étaient amies dans la vie avant l'apparition du groupe, d'autres le sont devenues, invitées à devenir Pétroleuses par seule cooptation, « au feeling ». Elles sont, considère Nathalie Daury-Pain, « le reflet des femmes d'aujourd'hui ». Et ces « femmes d'aujourd'hui » ont d'autres centres d'intérêts que leur brushing ou leur garde-robe.
Depuis janvier, avec la complicité du site Internet « c-royan.com », elles dévoilent leur calendrier. « Une manière de détourner l'image de la pin-up façon années 50, pour défendre des causes qui nous tiennent à cœur », explique Caroline Petit-Hilarion.
 

 

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