Villa Fantasia

Pontaillac n°1

*
Architecte(s) : Inconnu.
Adresse : 40 avenue du Docteur Charcot Date de construction : vers 1920 Entrepreneur : Inconnu Protections :
  • ZPPAUP

L a complexité des volumes, amplifiée par des jeux de toitures à débords, n'est pas l'apanage de l'architecture balnéaire, comme le rappellent ici ou là quelques villas qui cherchent à se distinguer par d'autres moyens, au premier rang desquelles figure Fantasia. Dernier exemple clairement identifié d'architecture orientaliste à Royan, si l'on excepte - dans un autre genre - Kosiki, Fantasia ne s'embarrasse pas d'effets de volumétrie, chers à l'art balnéaire. Bien au contraire, elle joue, en toute franchise, la carte de la simplicité. C'est elle qui, conjuguée à une taille fort modeste, inhérente à celle de la parcelle sur laquelle elle est posée, attire d'emblée le regard.

La surprise qu'éprouve tout quidam déambulant dans le fin fond des rues du Parc vient autant du style de la villa que de sa façade écran qui ne cherche nullement à dissimuler ses proportions. Comme un cruel aveu d'impuissance, elle ne triche ni sur sa taille ni sur son plan, que l'on devine aisément depuis l'extérieur. Et le meilleur alibi qu'on puisse fournir à cette simplicité reste son décor oriental fait de colonnettes, d'arcs outrepassés ou de merlons* de fantaisie posés sur les parties hautes. Au fur et à mesure du temps qui passe, une usure anormalement rapide des matériaux est venue conforter cette impression de modestie relayée par l'effet d'un cruel manque de moyens quant à la mise en œuvre de la façade principale. Mais, paradoxalement, celle qui s'est laissée trahir par des matériaux de mauvaise qualité gagne de la sorte en authenticité, même si la polychromie d'origine en a pâti.

Faisant directement référence au monde arabe, Fantasia semble être le fruit d'un long mouvement de quête orientaliste que les voyages et le colonialisme n'ont cessé d'alimenter. À l'échelon local, sa façade a peut-être trouvé son inspiration sur celle de l'Établissement de l'œuvre royannaise des Bains Douches à bon marché, qui était située au numéro 14 du boulevard Botton. Projeté dès 1899, cet édifice aujourd'hui disparu n'avait vu le jour qu'en septembre 1909, grâce à la pugnacité du bouillonnant docteur Émile Poché, lequel avait dû affronter de nombreuses oppositions avant de recevoir une salve de critiques. Comme la villa Fantasia, cet établissement, à but « éminemment philanthropique et humanitaire », affichait une courte façade écran surmontée de merlons* décoratifs et possédait une porte d'entrée principale encadrée de colonnettes et couronnée par un arc clairement outrepassé.

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