Villa Lorraine

Pontaillac n°2

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Architecte(s) : André Oulif.
Adresse : 77 boulevard de la Côte d'Argent Date de construction : 1914 Entrepreneur : Inconnu Protections :
  • ZPPAUP

Sœur cadette d'Hélianthe, qui est aussi sa plus proche voisine, la villa Lorraine a été élevée au début de la première guerre mondiale, selon des plans dus à l'architecte parisien André Oulif, qui les a publiés dans la revue L'Architecture Usuelle. C'est probablement Lorraine que renonce à réaliser l'entrepreneur Edmond Laramy, lorsqu'il écrit à la fin de l'année 1913 qu'il a refusé « à M. Oulif, architecte du Trocadéro (sic), de construire avec lui une villa sur la falaise », car la demande était alors si forte que l'année 1914 s'annonçait, dit-il, « extraordinaire comme travaux », de sorte qu'il ne pouvait plus accepter d'autres chantiers que ceux pour lesquels il s'était engagé, et que le prix de la main-d'œuvre augmentait de jour en jour. Il n'est pas impossible que cette seconde œuvre royannaise due aux talents d'André Oulif soit la villa que faisait élever à cette époque, près de la plage du Pigeonnier, Jean-Octave Lauraine (1864-1934), député de l'arrondissement de Saintes depuis 1898, sénateur à partir de 1923, promu sous-secrétaire d'État à la guerre de juin à août 1914, ce qui pourrait expliquer le nom assez singulier que porte la villa.

La notice qui accompagne les plans publiés dans L'Architecture Usuelle décrit une confortable demeure de plan presque carré, à l'architecture « calme et solide », où « la pierre domine ». Il est précisé que la brique émaillée n'y a été employée qu'exceptionnellement, dans les arcs ou les plates-bandes de certaines baies, les souches de cheminées ou à l'intérieur de quelques panneaux décoratifs. Comme elle est directement établie sur le socle rocheux du plateau des Brandes, la villa conçue par André Oulif n'a pu bénéficier du traditionnel soubassement dédié aux pièces de services, qu'il aurait été compliqué de mettre en œuvre. C'est pour cette raison que la cuisine a été aménagée dès l'origine au rez-de-chaussée, qui renfermait également un grand bureau ayant vue sur mer, ainsi qu'un « laboratoire photographique ».

Afin de faire oublier la simplicité de son plan, Lorraine se mue du côté du grand large, en un élégant cottage que suggère un léger avant-corps latéral à pignon. Et pour mieux faire illusion, ses maçonneries, réalisées « suivant un appareil calculé pour l'emploi économique » des matériaux de construction, sont serties d'angles traités en pierres de taille d'où ressortent, à intervalles réguliers, quelques bossages. Un perron « robuste, sans recherche compliquée », mais protégé par un auvent couvert d'ardoises, indique l'emplacement de la porte d'entrée, alors que des balcons « variés d'aspect », car dotés de garde-corps tantôt en bois, tantôt constitués de balustres en pierres, viennent donner une touche de fantaisie à une construction annonçant quelques tendances reprises par les entrepreneurs locaux de l'après-guerre, comme l'utilisation généralisée de « l'opus incertum » ou de briques émaillées de différentes couleurs.

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