Pablo Picasso, peintre

Paniqué à l'idée que la guerre pouvait le surprendre à Paris, il se réfugie à Royan.

Lieux de résidence

à l'Hôtel du Tigre, villa Gerbier de Jonc
et Les Voiliers


L'hôtel du Tigre existe toujours. C'est aujourd'hui la Résidence du Tigre, à l'angle du boulevard Albert 1er et du boulevard Clémenceau. La villa Gerbier de Jonc se trouvait sur le boulevard Albert 1er. La villa Les Voiliers était située au-dessus du port, aux environs de l'actuel restaurant La Siesta.
Il n'en restait absolument rien
après les bombardements de 1945.

 
 

Les visites de Picasso sont toutes liées à la 2e guerre mondiale. Traumatisé par le bombardement de Guernica, le 26 avril 1937, lors de la Guerre d'Espagne, Picasso se réfugie à Royan dès qu'il comprend l'imminence de la guerre. Il arrive à Royan, la veille même de la déclaration de la guerre, le 2 septembre 1939. Il s'installe, avec sa nouvelle amie Dora Maar, à l'hôtel du Tigre, appelé ainsi en hommage à Clémenceau, au coin des boulevards Clémenceau et Albert 1er. Et il loue la villa Gerbier de Jonc, un peu plus loin sur le boulevard Albert 1er, au coin de l'avenue de Bel Air, anciennement boulevard des Abattoirs, aujourd'hui boulevard Frank Lamy, lieu de résidence de sa maîtresse Marie-Thérèse Walter et de leur fille Maya. Il installe qu'il installe bien sûr à l'hôtel du Tigre. Royan apaise Picasso et lui donne un sentiment de sécurité, de courte durée car il apprend vite que la ville est interdite aux étrangers. Il doit repartir à Paris pour obtenir les autorisations nécessaires. Il revient ensuite à Royan, où il partage son temps entre ses deux maîtresses, Marie-Thérèse et Dora.

 

L'hôtel du tigre à royan au début du XXe

 

Dès les premiers jours de 1940, Picasso loue un large atelier très clair, au-dessus des arbres du boulevard, au troisième étage de la villa Les Voiliers, annexe mitoyenne de l'ancien hôtel Palace ou Bristol, anciennement hôtel de Bordeaux, au 46 du boulevard Thiers juste au-dessus du port. Il avait repéré cet atelier lors de ses promenades. Étonnamment, Picasso a du mal à s'adapter à la lumière éclatante qui règne dans son atelier et à la beauté de la vue. Il contemple en particulier le soleil couchant sur les palaces et les hôtels de la Grande Conche, les allées et venues du bac et le phare. Tout cela ne l'inspire pourtant pas car il n'est pas un paysagiste, aussi il peint très peu et continue de remplir ses cahiers de dessins. Lors d'un voyage de deux mois à Paris au printemps, il déclare « s'emmerder loin de Royan ». C'est l'époque des Soles, des Anguilles de mer et de L'Araignée de mer, inspirées par la nostalgie du marché de Royan. Les abattoirs, près de l'hôtel du Tigre, (actuellement aux environs du Carrel) lui inspirent également ses peintures "Nature morte au crâne de mouton, Royan, 6 octobre 1939" ou "Trois crânes, Royan, 17 octobre 1939". 

 

Le Café des bains à Royan au début du XXe

 

Peinture du café des bains à Royan par Picasso

 
 

Il peint, le 15 août 1940, son plus célèbre tableau de Royan Le Café des Bains, à l'emplacement de l'actuel Siesta, l'un de ses rares paysages. C'est en fait la vue depuis son atelier des Voiliers, souvent dessinée et interprétée-là dans son géométrisme cubiste. On y voit le café lui-même où l'on peut remarquer les fenêtres passées au bleu pour occulter les lumières la nuit selon les instructions de la défense passive, mais aussi le port avec son phare, le square Botton et la plage, et les promenades désertes en ce jour de guerre. Le 24 août 1940, Picasso quitte définitivement Royan pour rentrer à Paris. Il regrettera longtemps son atelier dont il finira par résilier le bail en 1942. Il ne pourra jamais le revoir car la villa Les Voiliers sera complètement rasée lors du bombardement du 5 janvier 1945.

 

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