Julien-Labruyère François

François Julien-Labruyère

Né en 1940, d'une famille d'origine haute-saintongeaise (Jonzac et Barbezieux), il est licencié en droit et ancien élève de Sciences-po. Sa carrière est essentiellement marquée par l'international : conseiller juridique à l'état-major Centre-Europe (1965-1966), responsable de relations publiques pour les industries canadiennes (1967-1968), il consacre ensuite sa vie professionnelle à Cetelem. Il en est successivement directeur du marketing et de la stratégie, responsable du développement international (depuis 1984), membre du directoire (depuis 1993) et vice-président (depuis 2000). Il préside plusieurs banques à l'étranger, notamment Fimestic, numéro 2 du marché espagnol, Cetelem CR, numéro 1 du marché tchèque et Magyar Cetelem, numéro 1 du marché hongrois, et est membre de nombreux conseils d'administration, avec parmi les plus notables, celui de Findomestic, numéro 1 du marché italien ou celui d'Orix Credit, un des principaux acteurs du marché japonais (1985-1996).

Il est surtout reconnu comme étant l'architecte de la réussite de Cetelem hors de France : 20 pays ouverts en 20 ans, soit plus de 5000 emplois créés dans 37 sociétés, qui font de Cetelem la première banque européenne spécialisée en crédit à la consommation et l'une des dix premières au niveau mondial. Membre du comité de direction d'Eurofinas et de celui du World Card Council, il est en outre un conférencier réputé des milieux de la carte de crédit ; il est aussi l'auteur de Histoire du crédit à la consommation, ouvrage publié en français, anglais, italien, japonais, espagnol et portugais. Il est à la retraite depuis janvier 2004, conservant à titre de conseil quelques représentations, notamment en Italie, et est membre à titre bénévole du comité de direction de Planet Finance, organisation humanitaire non gouvernementale de micro-crédit destinée à lutter contre la pauvreté dans les pays sous-développés (présente notamment en Afrique de l'Ouest, Amérique du Sud, Inde et Chine).

Parallèlement à ce parcours international, il développe une activité culturelle de premier plan en pays charentais. Créateur en 1989 du Croît vif, il en fait la principale maison d'édition charentaise avec un catalogue comprenant plus de 85 titres qui couvrent l'ensemble des sujets d'attachement régional (histoire, sociologie, naturalisme, biographie, roman, patois, etc...). Il est membre de l'Académie de Saintonge depuis 1984 et la préside depuis 1996, à la suite de Madeleine Chapsal. La vocation de cette académie est d'établir chaque année un palmarès varié (littérature, érudition, archéologie, patrimoine, arts plastiques, cinéma...) qui en fait un des organes les plus écoutés en matière de culture régionale. Il est aussi le vice-président du Centre de recherche et de pratiques musicales de l'abbaye aux Dames de Saintes, qui organise entre autres le fameux festival de musique. Il est enfin l'auteur d'une quantité d'articles ayant généralement trait à l'identité charentaise et de quinze ouvrages, dont il convient de citer Paysans charentais (Rupella, 1982, prix René Petiet décerné par l'Académie française), L'Alambic de Charentes (Croît vif, 1989, prix du livre Poitou-Charentes décerné par l'Office du livre) et La Noyée de Royan (Arléa, 2000). On lui doit également quatre films dans le cadre de la série Identités paysannes (FR3, 1984). Enfin, il coordonne l'édition d'un grand Dictionnaire des Charentais à paraître au Croît vif en 2005 : plus de 5000 notices couvrant les deux départements charentais et rédigées par un groupe de 45 auteurs. Jamais un tel ouvrage n'a été réalisé dans le passé, les publications qui s'en rapprochent datant toutes du XIXe siècle et ne concernant chacune qu'un seul département.

Quand on pratique l'international, a-t-il coutume de dire, le risque est de se perdre dans les clichés, dans le superficiel, de devenir éthéré comme on le ressent sous décalage horaire ; à l'inverse, un village se révèle bien vite limité. Aller de l'un à l'autre oblige à l'équilibre. Grâce au village, on comprend mieux les profondeurs du terrain à l'étranger ; grâce à une vision hors des frontières, on s'explique mieux les universaux qui régissent les régions. Ceux qui me connaissent savent que je ne manque jamais une occasion de citer un exemple charentais quand je travaille à l'étranger et que souvent je trouve mon inspiration charentaise la plus féconde quand je voyage au loin. Comme un aller et retour... Je ne sais pas combien de Japonais, d'Italiens ou de Tchèques ont découvert les Charentes grâce à cet aller et retour, je peux vous assurer qu'ils sont nombreux...

Bibliographie (hors articles)

Ouvrages
  • À la recherche de la Saintonge maritime

Rupella, La Rochelle, 1980, (deux éditions). Prix Prince Murat de Chasseloup-Laubat, 1974, décerné par l'Académie de Saintonge.

  • Notable en Saintonge, Mathieu Mayaudon, 1790-1873

Préface de Jacques Lécuiller. Quartier latin, La Rochelle, 1975.

  • Paysans charentais, Histoire des campagnes d'Aunis, Saintonge et bas Angoumois

Tome I Économie rurale. Tome II Sociologie rurale. Préface de Jacques Le Goff. Rupella, La Rochelle, 1982. Prix Prince Murat de Chasseloup-Laubat 1983, décerné par l'Académie de Saintonge. Prix René Petiet 1984, décerné par l'Académie française.

  • De l'araire au tracteur

Catalogue du Musée agricole du château de Didonne. Association du musée, Semussac, 1983.

  • L'Alambic de Charentes

Le Croît vif, Paris, 1989. Prix du livre Poitou-Charentes 1989, décerné par l'Office du livre.

  • Madame S.

Roman (sous le pseudonyme de Jean Baraton. Le Croît vif, Paris, 1991.

  • Maman Madeleine, mémoire d'outre-Saintonge

Le Croît vif, Paris, 1993.

  • Enquête sur une marandaise

Le Croît vif, Paris, 1993.

  • Histoire du crédit à la consommation, doctrines et pratiques

(en collaboration avec Rosa-Maria Gelpi), La Découverte, Paris, 1994. Traduction italienne : Il Mulino, Bologne, 1994. Traduction japonaise : Shakaishisosha, Tokyo, 1995. Traduction espagnole : Peninsula, Barcelona, 1998. Traduction anglaise : Macmillan, Londres, 2000. Version américaine : St. Martin's Press, New York, 2000. Traduction portugaise : Principia, S. João do Estoril, 2000.

  • Écologie des pays charentais (en collaboration)

Le Croît vif, Paris, 1999.

  • La Noyée de Royan

(photographies de René-Jacques et de Jacques-Henri Lartigue) Arléa, Paris, 2000.

  • L'Abbaye aux Âmes, histoire du festival de Saintes et de son abbatiale(coordination et en collaboration)

Le Croît vif, Paris, 2001.

  • Forêts charentaises(en collaboration)

Le Croît vif, Paris, 2001.

  • Je me souviens de Cetelem

Le Croît vif, Paris, 2003.

  • Ma Première traversée

(longue postface au roman de Madeleine La Bruyère) Le Croît vif, Paris, 2004.

Films
  • Identités paysannes : I - Le village célibataire. II - Les battants. III - Gérer sa vie. IV - L'isolement rompu.

Réalisation Gérard Guillaume. FR3 Limousin-Poitou-Charentes, Limoges, 1984.

 


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