Besson Colette

colette besson

Née le 7 avril 1946 à Saint-Georges de Didonne.

Révélée par un professeur d'éducation physique, Colette Besson s'inscrit en 1960 à l'AS Goëlands Club de Royan. Elle s'entraîne sur le stade de rugby de la Triloterie, actuel Stade Raymond Matet, évite les trous sur la piste et s'évade régulièrement pour courir sur la plage de Saint-Georges, ou dans la forêt à La Palmyre, déjà adepte de la préparation naturelle. Dès 1966, l'idée d'une participation aux JO de Mexico germe dans la tête de l'athlète et de son entraîneur, Yves Durant Saint-Omer. En 1967, dans cette perspective, Colette Besson part au BEC (Bordeaux Etudiant Club). Prof de gym près de Bordeaux, elle profite de la grève des établissements scolaires en mai 1968, ignore les barricades et soigne sa préparation en altitude à Font-Romeu dans les Pyrénées Orientales.

Pas de staff technique, de préparateur physique et de chambre d'hôtel "pour se ressourcer". Installée au camping près de la piste synthétique tout neuve, l'athlète court, sur différentes surfaces, à différentes altitudes, toute entière tendue vers son objectif. C'est le secret, dit-elle, de sa dernière ligne droite à Mexico. "La brune cavale", comme l'a surnommée Antoine Blondin, ne manque pas d'air, à la différence de ses rivales, et décroche la médaille d'or du 400 m. L'émotion de Colette Besson sur le podium fait couler des larmes, anonymes dans la France entière, familiales à Saint-Georges de Didonne, fameuses enfin comme celle que le Général de Gaulle avoue avoir laissée échapper. L'année suivante, lors des Championnats d'Europe à Athènes, Colette Besson bat le record du monde sur 400 m en 51'74. Les JO de Munich en 1972 seront moins fastes.

La championne ne raccroche qu'en 1977 après avoir changé de discipline (800 m et 400 m haies) et raté la sélection pour les JO de Montréal (1976) pour quelques dixièmes. Un rendez-vous manqué qui reste un regret. La reconversion s'amorce avec la rencontre, au Togo, de son futur mari, directeur commercial. La nouvelle mariée arpente désormais l'outre-mer mais reste au service de l'athlétisme. Entraîneur national du Togo, conseiller technique régional en Martinique puis à Tahiti, prof d'EPS à la Réunion, elle revient à Paris en 1993 et se trouve chargée de promouvoir sa discipline auprès des jeunes du PUC.

Elle est aujourd'hui toujours enseignante et se prête avec beaucoup de gentillesse aux diverses sollicitations. Elle revient régulièrement sur la Côte de Beauté, participe à des courses ou aux facétieuses remises des prix du Festival Humour et Eau salée. Les stades, salles omnisports et autres complexes Colette Besson fleurissent en France et bien évidemment dans sa ville de Saint-Georges de Didonne, des équipements destinés aux amateurs et aux jeunes sportifs auxquels on offre ainsi une image du sport assez éloignée du spectacle qu'ils ont sous les yeux. Colette Besson est également une des marraines du programme national "Bien vieillir 2003-2005" lancé par Jean-Pierre Raffarin dont elle illustre parfaitement le propos.

Colette Besson est décédée le 9 août 2005 des suites d'un cancer. Elle repose au cimetière d'Angoulins.

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Bibliographie :

"Colette Besson, la flamme éternelle" Alain Billouin Jean-Paul Noguès, 2008, Editions Jacob-Duvernet

 


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