Bureau Jules

Royan 1867 - Paris 1910
Architecte royannais.
En 1896, il est nommé architecte de la ville de Royan par Frédéric Garnier*, en remplacement de Marc Roberti, poste qu'il occupe jusqu'à la fin de l'année 1907, date à laquelle il abandonne son métier d'architecte pour devenir inspecteur d'assurance à Paris.
Jules Bureau est l'auteur de quelques édifices publics qui figurent parmi les plus monumentaux du pays royannais, en particulier du majestueux bâtiment communal destiné à servir de mairie, d'école de garçons et de filles et de logement pour les maîtres, à Etaules (dont les plans et devis sont dressés en 1898) ; de la remarquable maison de santé Alfred Amiot, édifice détruit qui avait été élevé dans le quartier de Foncillon à Royan (d'après des plans et devis dressés en 1904) ; et de l'imposant bâtiment du collège Émile Zola à Royan (plans dressés en 1903), dont le chantier fut confié à l'entrepreneur Michel Ricoux.
Au début de sa carrière, la municipalité de Royan lui avait demandé les plans de plusieurs bureaux d'octroi : un pour le port (1896), un pour le boulevard de Saint-Georges (1898), un pour l'abattoir (1896), et un pour la gare (1898). Ce dernier projet montre une intéressante structure standardisée en briques comprises dans une armature de fer, qui devait être transportable. En 1902, la mairie de Royan lui demande des plans pour l'établissement de bains de Pontaillac.
Si l'oeuvre publique de Jules Bureau est assez connue, son oeuvre privée l'est beaucoup moins. En effet, une seule de ses réalisations pour des particuliers a été repérée : la villa Les Amazones  (avenue de Pontaillac, à Royan), élevée pour la famille Vallet, en 1894. On sait qu'en 1898, il avait donné les dessins d'une grille en fer forgé pour la villa Saint-Antoine-de-Padoue, située dans le quartier Parc, dont l'exécution devait être confiée au ferronnier Armand, de Royan.
À la charnière des XIXe et XXe siècle, Jules Bureau fut également chargé de donner des cours pour adultes, d'abord de dessin et d'ornement, puis de construction à l'usage de tous les ouvriers, cours qui avaient lieu à l'école Pelletan, à Royan. Les motifs de l'abandon de son métier et de son départ pour Paris, au sommet de sa carrière, ne sont pas connus.

Frédéric CHASSEBOEUF


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